Prayer and Service
English Español Français Janvier - Mars 2010 N. 1 Imprimer Home Archives
La spiritualité ignatienne du coeur
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Editorial


Chers amis,

Dans cette nouvelle édition de notre revue numérique vous trouverez des aides pour proposer l'Apostolat de la Prière aux jeunes et à tous les chrétiens confrontés à la culture actuelle.

Qu'avons-nous à vous offrir dans cette nouvelle édition de notre revue ? Des outils pour comprendre ce que signifie vivre une spiritualité du cœur. Des articles sur une manière pratique de vivre l’Apostolat de la Prière à partir de notre cœur et de nos racines ignatiennes ; ils pourront être d'une grande aide pour tous, et en particulier pour ceux qui sont proches de l'héritage de Saint Ignace.

Vous trouverez aussi le compte-rendu de la récente rencontre européenne de l’AP en Pologne, en septembre dernier. Nous nous sommes penchés sur les défis que la jeunesse actuelle pose à notre chemin spirituel, en réfléchissant avec le MEJ, notre branche jeunesse. Nous avons aussi approfondi l'apport spécifique de l’AP parmi les autres ministères spirituels de l’Eglise.

Le Père Fitzsimons, de l’Afrique du Sud, nous offre une riche réflexion sur le Cœur de Jésus, dans 9 chapitres, malheureusement elle n’est qu’en anglais.

En ces débuts de 2010, nous préparons une importante rencontre à Rome du Conseil International de l’AP, du 15 au 20 février. Je vous remercie de nous accompagner par votre prière. Nous serons également présents à la célébration de la béatification du père Bernardo de Hoyos le 18 avril à Valladolid, en Espagne. Ce jésuite, mort en 1735 à 23 ans, est le premier apôtre du Sacré Cœur de Jésus en Espagne. Restons attentifs à de plus amples informations.

Bonne lecture!

P. Claudio Barriga, S.J.


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Holy Father's Intentions
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AP Croatie

Thème exposé en un atelier avec les Frères du Sacré-Coeur
mai 2009


Ignace n’utilise jamais dans ses écrits l’expression Coeur de Jésus ni Sacré-Coeur. Mais il indique l’essentiel de ce que nous voulons dire par ces expressions à travers sa piété personnelle et dans le livre des ES.


Sa tendre dévotion personnelle envers Jésus pauvre et humble [cf. La troisième sorte d’humilité, ES 167], envers l’humanité du Christ (cf. sa dévotion en visiter la Terre Sainte).


Dans le livre des Exercices Spirituels (ES), nous allons trouver des lignes clés pour l’attitude fondamentale que nous désirons vivre dans une spiritualité du coeur et du Coeur de Jésus. Cette attitude fondamentale consiste à vivre guidés seulement par la volonté de Dieu en tout.


Tous les ES s’orientent à ordonner les attachements, suivant leur titre :


[21] EXERCICES SPIRITUELS POUR SE VAINCRE SOI-MEME ET ORDONNER SA VIE SANS SE DECIDER PAR AUCUN ATTACHEMENT QUI SOIT DESORDONNE.


Dans les annotations initiales, Ignace indique aussi la primauté des affections, ES 2 :


Ce n’est pas d’en savoir beaucoup qui rassasie et satisfait l’âme, mais de sentir et goûter les choses intérieurement.


La pétition de la Deuxième Semaine de la « connaissance intérieure du Seigneur qui pour moi s’est fait homme, afin que je l’aime et le suive davantage » [104] cherche à pénétrer l’intimité du Christ, dans la perspective du coeur, et veut inciter à le suivre à travers nos affections.


Observons un instant la scène biblique du baptême de Jésus (Mc 1, 9-11), où nous trouvons un idéal d’humanité dans la relation trinitaire. Nous voyons se refléter la relation directe avec le Père à partir de l’expérience de fils, complètement disponible à se laisser remplir et conduire par le Saint-Esprit. Nous reconnaissons en Jésus un coeur libre pour réaliser la volonté du Père et pour consacrer sa vie par l’onction de l’Esprit à la mission du Règne de Dieu. Rappelons ce qui s’est passé avant, durant et après cette scène, et l’importance clé qui en résulte dans la vie de Jésus.


Nous trouvons la première formulation ignatienne de cet idéal d’humanité dans Principe et Fondement [23]:


L’homme est créé pour louer, révérer et servir Dieu notre Seigneur et par là sauver son âme, et les autres choses sur la face de la terre sont créées pour l’homme, et pour l’aider dans la poursuite de la fin pour laquelle il est créé. D’où il suit que l’homme doit user de ces choses dans la mesure où elles l’aident pour sa fin et qu’il doit s’en dégager dans la mesure où elles sont, pour lui, un obstacle à cette fin. Pour cela il est nécessaire de nous rendre indifférents à toutes les choses créées, en tout ce qui est laissé à la liberté de notre libre arbitre et ne lui est pas défendu ; de telle manière que nous ne voulions pas, pour notre part, davantage la santé que la maladie, la richesse que la pauvreté, l’honneur que le déshonneur, une vie longue qu’une vie courte et ainsi de suite pour tout le reste, mais que nous désirions et choisissions uniquement ce qui nous conduit davantage à la fin pour laquelle nous sommes créés.


Ce qu’Ignace appelle indifférence, c’est ce que nous appelons aujourd’hui liberté intérieure. Un coeur libre, non pas attaché à des privilèges ou à des biens matériels, désirant et choisissant seulement ce qui nous conduit à la fin pour laquelle nous sommes créés. Les choses existent pour nous aider à cette fin (dans la mesure où elles l’aident pour sa fin).


Dans la première partie des ES, les prières de l’exercitant ont pour objectif de prendre conscience du fait que nous sommes immensément et inconditionnellement aimés par le Père. Ensuite vient la conscience du péché, c’est-à-dire la reconnaissance du fait que nous ne vivons pas en accord avec cet idéal, que Jésus rétablit au moyen de son pardon. Mais pour Ignace, il importe d’abord de se savoir et de se sentir fils aimé par un Père qui me donne tout. La base de tout ce qui vient ensuite, comme pour Jésus dans le Jourdain, c’est l’expérience de se savoir aimé en tant que fils préféré.


Cette expérience n’est pas annulée mais approfondie par l’expérience de se savoir pardonnés par pure miséricorde. Mais, comme nous sommes restés mauvais et que cet idéal de fils est crevassé, le reste de l’expérience des ES est jalonné par des méditations qui aident à mettre en évidence l’état du coeur de l’exercitant.


Nous trouvons la même anthropologie d’une vie orientée vers Dieu et vécue pour Dieu dans la prière préparatoire [ES 46]:


La prière préparatoire est de demander à Dieu notre Seigneur sa grâce pour que toutes mes intentions, mes actions et mes opérations soient purement ordonnées au service et à la louange de sa divine Majesté.


[ES 136-147] Méditation sur Deux Etendards, pour demander la connaissance des tromperies du mauvais chef et l’aide pour m’en garder, ainsi que la connaissance de la vraie vie qu’enseigne le souverain et vrai capitaine, et la grâce de l’imiter.


Ignace nous avertit des pièges et des tromperies qui distraient et menacent notre coeur. Il veut mobiliser toutes nos énergies en faveur de l’étendard du Christ, en amenant notre coeur à choisir sa personne et son style pauvre et humble, en opposition au faux éclat de l’étendard de l’ennemi. Il veut nous aider à vivre d’un coeur libre de tout attachement.


[146] Le troisième point. Considérer le discours que le Christ notre Seigneur adresse à tous ses serviteurs et à tous ses amis qu’il envoie à cette expédition, leur recommandant de vouloir aider tous les hommes en les amenant premièrement à la plus grande pauvreté spirituelle, et non moins, si sa divine Majesté devait en être servie et voulait bien les y choisir, à la pauvreté effective ; deuxièmement, au désir des opprobres et des mépris, parce que de ces deux choses résulte l’humilité. De sorte qu’il y ait trois échelons : le premier, la pauvreté à l’opposé de la richesse ; le deuxième, l’opprobre ou le mépris à l’opposé de l’honneur mondain ; le troisième l’humilité à l’opposé de l’orgueil. Et à partir de ces trois échelons, qu’ils les entraînent à toutes les autres vertus.


Cet objectif est renforcé par la Méditation des Trois Hommes [ES 149-157] ou trois sortes de personnes. Ignace connaît bien l’attrait de l’argent et l’attachement que suscitent les choses matérielles, qui font en sorte que l’exercitant demande la grâce de choisir ce qui est davantage pour la gloire de sa divine Majesté et pour le salut de mon âme [ES 152]. Il lui présente ensuite une histoire de trois sortes d’hommes et leur réaction face à l’argent mal gagné. L’idéal est la vraie liberté intérieure de la troisième sorte:


[155] Le troisième homme veut écarter l’attachement, mais il veut l’écarter de telle manière qu’il n’est pas plus attaché à posséder la chose acquise qu’à ne pas la posséder. Ce qu’il veut uniquement, c’est vouloir la garder ou non, selon ce que Dieu notre Seigneur mettra en sa volonté et ce qui lui semblera meilleur à lui-même pour le service et la louange de sa divine Majesté. En attendant, il veut considérer qu’il renonce à tout dans son coeur, s’efforçant de ne vouloir ni cette chose ni aucune autre s’il n’y est pas poussé uniquement par le service de Dieu notre Seigneur. De sorte que le désir de pouvoir mieux servir Dieu notre Seigneur le pousse à prendre la chose ou à la laisser.


A travers ces méditations, Ignace dit que l’être humain est fait pour Dieu, que son identité, sa joie et sa vocation profonde sont de vivre uni à lui, libre de tout ce qui l’éloigne de lui. Liberté intérieure, liberté de coeur, clé pour vivre la vie humaine en plénitude. Le contraire est l’esclavage, qui déshumanise et qui est la négation de ce pour quoi nous avons été créés.


Arrêtons-nous ici pour connecter ce que nous avons dit jusqu’à présent, avec le thème de l’atelier de ces jours-ci, c’est-à-dire la recherche d’une spiritualité du Coeur de Jésus.


Reprenons l’énoncé de l’Apostolat de la Prière en faveur d’une spiritualité du coeur. Rappelons la signification de l’offrande de la journée : qu’est-ce que je suis en train de déclarer ou mieux, de demander à Dieu ? C’est une expression de mon désir de vivre toute la journée pour lui, en lui offrant toute ma vie. Nous nous unissons ainsi à l’attitude du Coeur de Jésus dans l’Eucharistie : corps livré, sang versé, vie offerte au Père.


Vivre une spiritualité du Coeur de Jésus, c’est vivre avec honnêteté une totale disponibilité à accomplir la volonté de Dieu, même dans les plus petites choses de la journée. Réciter l’offrande de chaque jour, c’est une déclaration de ce que nous souhaitons le plus, à savoir vivre pour Dieu, unis à Dieu, avec le Christ et comme le Christ. C’est l’expression de notre désir de vivre la vocation de fils, comme Jésus-Christ fut Fils, qui reçut la voix du Père dans le Jourdain et qui fut comblé de l’effusion de l’Esprit. C’est demander la grâce de vivre comme il a toujours vécu, « tourné vers le sein du Père » (eis ton kolpon tou patrós), selon Jn 1,18. Et il vécut cette disponibilité jusqu’au don de la dernière goutte de son sang.


Continuons avec Ignace. Les contemplations des ES n’exigent pas seulement une liberté intérieure, et que l’on se tienne libres des attachements qui empêchent de vivre selon le Christ. Elles vont bien au-delà, invitant l’exercitant à choisir et à souhaiter vivre le sort du Christ. Le mauvais sort du Christ. La liberté de coeur est liberté « pour » quelque chose, pour imiter Jésus. Nous pouvons voir un peu de cela dans les méditations citées ci-dessus. Nous le voyons avec plus d’intensité dans L’Appel du Roi Temporel, où l’exercitant est invité à se laisser émerveiller par la personne de Jésus et à ranger les attachements à sa suite. La pétition de cet exercice est que je ne sois pas sourd à son appel, mais prompt et diligent pour accomplir sa très sainte volonté [91]. Elle invite à faire une démarche d’amour qui va au-delà de la moyenne:


[97] Le troisième point. Ceux qui voudront davantage s’attacher et se distinguer en tout service auprès de leur roi éternel et Seigneur universel, non seulement offriront leur personne à la peine, mais encore, agissant contre leur propre sensualité et contre leur amour charnel et mondain, ils feront des offrandes de plus grande valeur et de plus grande importance, disant: [98] « Eternel Seigneur de toutes choses, je fais mon offrande, avec votre faveur et votre aide, en présence de votre infinie bonté et en présence de votre mère glorieuse et de tous les saints et saintes de la cour céleste : je veux et je désire, et c’est ma décision déterminée, pourvu que ce soit votre plus grand service et votre plus grande louange, vous imiter en endurant tous les outrages, tout blâme et toute pauvreté, aussi bien effective que spirituelle, si votre très sainte Majesté veut me choisir et me recevoir en cette vie et en cet état. »


Avec la même logique du coeur qui veut aller au-delà dans l’imitation de Jésus pauvre, la méditation des Trois Sortes d’Humilité défie l’exercitant:


Pour imiter le Christ notre Seigneur et lui ressembler plus effectivement, je veux et je choisis la pauvreté avec le Christ pauvre plutôt que la richesse, les opprobres avec le Christ couvert d’opprobres plutôt que les honneurs ; et je désire être tenu pour insensé et fou pour le Christ qui, le premier, a été tenu pour tel, plutôt que sage et prudent dans ce monde. [ES 167]


C’est-à-dire que la vraie et profonde liberté du coeur est de vivre uni au Christ et comme le Christ, ce qui signifiera des renoncements et le partage de ses souffrances.


Le dernier texte d’Ignace nous éclaire sur l’attitude permanente de celui qui veut vivre dans la ligne spirituelle posée tout au long des ES. C’est la Contemplation pour parvenir à l’amour, par laquelle il conclut l’expérience des ES. Il propose une récapitulation des grâces vécues dans le processus et il incite l’exercitant à persévérer dans le domaine du coeur offert à Dieu:


[234] Le premier point est de me remettre en mémoire les bienfaits reçus : ceux de la création, de la rédemption et les dons particuliers, pesant avec tout mon coeur tout ce que Dieu notre Seigneur a fait pour moi et tout ce qu’il m’a donné de ce qu’il a, et ensuite que le Seigneur lui-même désire se donner à moi, autant qu’il le peut, selon son divin dessein. Et à partir de là, réfléchir en moi-même en considérant en toute raison et justice ce que, de mon côté, je dois offrir et donner à sa divine Majesté: tous mes biens et moi-même avec eux, comme quelqu’un qui fait une offrande en y mettant tout son coeur: Prenez, Seigneur, et recevez toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté ; tout ce que j’ai et tout ce que je possède ; Vous me l’avez donné, à Vous, Seigneur, je le rends. Tout est vôtre, disposez-en selon votre entière volonté. Donnez-moi de vous aimer, donnez-moi votre grâce, celle-ci me suffit.


Tout vient de Dieu, et nous rendons tout à Dieu, en ordonnant de cette façon toute notre vie selon lui et pour lui. Nous trouvons ici à nouveau l’attitude du Coeur de Jésus : il vécut entièrement pour son Père, au service de ses frères. C’est ce que nous répétons en une synthèse resserrée quand nous offrons chaque jour notre vie, à partir de notre faiblesse, comme pétition, avec notre espérance en lui, dans l’offrande quotidienne de l’Apostolat de la Prière. C’est de cette façon que j’entends vivre une spiritualité du Coeur de Jésus.


Alors, l’expérience quotidienne de l’AP sera comprise aussi comme l’expérience des ES selon l’annotation 18.







Le Sacré-Coeur de Jésus-Christ

Directoire sur la piété populaire et la liturgie: principes et orientations N. 166-173


166. Le vendredi qui suit le deuxième dimanche après la Pentecôte, l’Église célèbre la solennité du Sacré-Cœur de Jésus. De nombreuses expressions de piété, qui s’ajoutent à la célébration liturgique, s’adressent au Cœur du Christ. Il ne fait aucun doute, en effet, que, parmi les expressions de la piété ecclésiale, la dévotion au Cœur du Sauveur a été et demeure l’une des plus répandues et des plus estimées.


L’expression "Cœur de Jésus", entendue dans le sens contenu dans la divine Écriture, désigne le mystère même du Christ, c’est-à-dire la totalité de son être, ou le centre intime et essentiel de sa personne: Fils de Dieu, sagesse incréée; Amour infini, principe du salut et de sanctification pour toute l’humanité. Le "Cœur du Christ" s’identifie au Christ lui-même, Verbe incarné et rédempteur; dans l’Esprit Saint, le Cœur de Jésus est orienté, par nature, avec un amour infini à la fois divin et humain, vers le Père et vers les hommes, ses frères.


167. La dévotion au Cœur du Christ a des fondements solides dans la Sainte Écriture, ainsi que les Pontifes Romains l’ont souvent rappelé.


Jésus, qui ne fait qu’un avec le Père (cf. Jn 10, 30), invite ses disciples à vivre en communion intime avec lui, à accueillir sa personne et ses paroles comme des références normatives qui doivent inspirer leurs propres comportements, et il se révèle comme un maître "doux et humble de cœur" (Mt 11, 29). Il est possible d’affirmer que, en un certain sens, la dévotion au Cœur du Christ est l’expression cultuelle de ce regard que, selon la parole prophétique et évangélique, toutes les générations chrétiennes portent vers Celui qui a été transpercé (cf. Jn 19, 37; Za 12, 10), c’est-à-dire vers le Cœur du Christ, transpercé par la lance, d’où jaillirent le sang et l’eau (cf. Jn 19, 34), qui sont les signes de "l’admirable Sacrement de toute l’Église".


De même, le texte johannique, qui narre la scène où le Christ montre ses mains et son côté à ses disciples (cf. Jn 20, 20), et celle qui présente la demande, que Thomas adresse au Christ, de pouvoir étendre sa main pour la placer dans son côté (cf. Jn 20, 27), a exercé une influence importante sur l’origine et le développement de la piété envers le Sacré-Cœur de la pert des fidèles de l’Église.


168. Ces textes et d’autres encore, qui présentent le Christ comme l’Agneau pascal, certes immolé, mais aussi victorieux (cf. Ap 5, 6), ont fait l’objet d’une méditation assidue de la part des Saints Pères, qui en dévoilèrent les richesses doctrinales, et qui, dès lors, invitèrent les fidèles à approfondir le mystère du Christ en entrant par la porte ouverte de son Cœur. Ainsi, saint Augustin déclare: "l’entrée est accessible grâce au Christ qui en est la porte. Celle-ci s’est ouverte pour toi aussi, quand son Cœur fut ouvert par la lance. Souviens-toi de ce qui en jaillit, et choisis donc par où tu peux entrer. Du côté du Seigneur qui mourait sur la croix, le sang et l’eau jaillirent, au moment où son Cœur fut ouvert par la lance. L’eau te procure la purification et le sang la rédemption".


169. Le Moyen Âge a été une époque particulièrement féconde pour le développement de la dévotion envers le Sacré-Cœur du Sauveur. Des hommes célèbres pour leur sainteté et leur doctrine, comme saint Bernard († 1153) et saint Bonaventure († 1274), et des mystiques comme sainte Lutgarde († 1246), sainte Mathilde de Magdebourg († 1282), les saintes religieuses Mathilde († 1299) et Gertrude († 1302) du monastère de Helfte, Ludolphe de Saxe († 1378), sainte Catherine de Sienne († 1380) approfondirent le mystère du Cœur du Christ, en qui ils virent un "refuge", auprès duquel il est possible de refaire ses forces, le foyer de la miséricorde, le lieu de la rencontre avec Jésus, le Sauveur, la source de l’amour infini du Seigneur, la fontaine d’où surgit l’eau vive du Saint-Esprit, la vraie terre promise et le véritable paradis.


170. À l’époque moderne, le culte rendu au Cœur du Sauveur connut de nouveaux développements. En un temps marqué par le jansénisme, qui insistait sur les rigueurs de la justice divine, la dévotion au Cœur du Christ constitua une antidote efficace, qui contribua à susciter chez les fidèles l’amour du Seigneur et la confiance dans son infinie miséricorde, dont le Cœur est à la fois le gage et le symbole. Parmi les nombreux saints et saintes qui ont été des apôtres insignes de la dévotion du Sacré-Cœur, il convient de citer: saint François de Sales († 1622), qui adopta comme norme de vie et d’apostolat l’attitude fondamentale, qui est celle du Cœur du Christ, caractérisée par l’humilité, la mansuétude (cf. Mt 11, 29), l’amour tendre et miséricordieux; sainte Marguerite-Marie Alacoque († 1690), à qui le Seigneur dévoila à plusieurs reprises les richesses de son Cœur; saint Jean Eudes († 1680), qui promut le culte liturgique du Sacré-Cœur; saint Claude la Colombière († 1682) et saint Jean Bosco († 1888).


171. Les formes de dévotions au Cœur du Sauveur sont très nombreuses; certaines ont été explicitement approuvées et fréquemment recommandées par le Siège Apostolique. Parmi ces dernières, on peut citer:


- la consécration personnelle, qui, selon Pie XI, "parmi toutes les pratiques se référant au culte du Sacré-Cœur, est sans conteste la principale d’entre elles";


- la consécration de la famille, qui permet au foyer familial, tout en étant déjà associé au mystère d’unité et d’amour entre le Christ et l’Église en vertu du sacrement de mariage, de s’offrir sans partage au Seigneur afin qu’il puisse régner dans le cœur de chacun de ses membres;


- les Litanies du Cœur de Jésus, approuvées en 1891 pour toute l’Église, dont l’inspiration est éminemment biblique, et qui ont été enrichies par l’octroi d’indulgences.


- l’acte de réparation est une prière formulée par le fidèle, qui, en se souvenant de la bonté infinie du Christ, désire implorer sa miséricorde et réparer les nombreuses et diverses offenses qui blessent son Cœur rempli de douceur.


- La pratique des neuf premiers vendredis du mois, qui a pour origine la "grande promesse" faite par Jésus à sainte Marguerite-Marie Alacoque. À une époque où la communion sacramentelle des fidèles était très rare, la pratique des neuf premiers vendredis du mois contribua d’une manière significative à la reprise de la pratique plus fréquente des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie. À notre époque, la dévotion des neuf premiers vendredis du mois, si elle est pratiquée d’une manière adéquate sur le plan pastoral, peut encore apporter des fruits spirituels indéniables. Il reste qu’il est nécessaire que les fidèles soient convenablement instruits sur les points suivants: tout d’abord, il convient de ne pas pratiquer cette dévotion avec une confiance qui ressemblerait plutôt à de la vaine crédulité, car, dans l’ordre du salut, une telle attitude a pour effet de supprimer les exigences incontournables, qui dérivent d’une foi vivante, et de détourner l’attention du fidèle de l’obligation de mener une vie conforme à l’Évangile; ensuite, il faut réaffirmer la place absolument prédominante du dimanche, le "jour de fête primordial", qui doit être marqué par la pleine participation des fidèles à la célébration eucharistique.


172. La dévotion à l’égard du Sacré-Cœur constitue, dans l’histoire, une expression majeure de la piété de l’Église envers le Christ Jésus, son Époux et son Seigneur; elle comporte une attitude fondamentale constituée par la conversion et la réparation, l’amour et la gratitude, l’engagement apostolique et la consécration au Christ et à son œuvre de salut. C’est pourquoi le Siège Apostolique et les Évêques la recommandent et en promeuvent le renouveau dans ses expressions linguistiques et iconographiques, dans la prise de conscience de ses racines bibliques et de sa relation avec les principales vérités de la foi, et dans l’affirmation du primat de l’amour envers Dieu et le prochain, en tant que contenu essentiel de la dévotion elle-même.


173. La piété populaire tend à identifier une dévotion avec sa représentation iconographique. Ce phénomène, qui est normal, a sans doute des aspects positifs, mais il peut aussi donner lieu à quelques inconvénients: un modèle iconographique, qui ne correspond plus au goût des fidèles, peut conduire à une dépréciation de l’objet même de la dévotion, indépendamment de son fondement théologique et des éléments qui constituent son contenu historico-salvifique.


Ce fait a pu être vérifié dans le domaine de la dévotion à l’égard du Sacré-Cœur: certaines images picturales, parfois mièvres, s’avèrent inadaptées pour exprimer la solidité du contenu théologique de cette dévotion, et elles n’encouragent donc pas les fidèles à s’approcher du mystère du Cœur du Sauveur.


À notre époque, la tendance à représenter le Sacré-Cœur au moment de la Crucifixion est bien accueillie, parce que cette image exprime au plus haut degré l’amour du Christ. Le Sacré-Cœur s’identifie au Christ crucifié, dont le côté, ouvert par la lance, laisse jaillir le sang et l’eau (cf. Jn 19, 34).







Réunion des Secrétaires Nationaux (Dar-es-Salaam)

Notes de notre secrétaire francophone, Christelle Touffet (version résumé)


Vendredi 25 septembre 2009


Quelques nouvelles par Claudio Barriga:


1. Défi de l’AP : se renouveler, être plus attractif envers le monde extérieur. Nous avons pris l’exemple de la jeunesse pour réfléchir à l’impact de la culture d’aujourd’hui. Il y a 2 mois, le Père Général a exprimé ses orientations pour l’AP. Il souhaite une meilleure collaboration entre l’AP et les bureaux de Spiritualité Ignatienne.


Que signifie l’AP à l’intérieur de la Compagnie? Faut-il changer les statuts?


Le Père Général nous invite à renouveler nos propositions, par exemple pour les personnes croyantes, pratiquantes et faire d’autres propositions pour les personnes moins engagées.


Il souhaite que l’on se rapproche du MEJ, des mouvements de jeunes, que l’on soit plus à l’écoute des écoles… Depuis 2 ans et demi, Claudio est seul mais maintenant cela devrait changer. Le Père Général souhaite créer une équipe de consultation, il veut un nouveau modèle de travail. Ce qui reste essentiel, c’est de savoir ce qui est spécifique à l’Apostolat de la Prière dans le ministère de la Compagnie de Jésus.


On cherche à travailler davantage ensemble, en équipe, Claudio est en train de constituer 2 équipes des consulteurs internationales, l’un pour l’AP et l’autre pour le MEJ.


Claudio a continué en nous racontant de ses derniers voyages et de la première visioconférence qui a eu lieu à la Curie, au bureau du MEJ, avec le Canada, Egypte, Chili et Paraguay.


Conférence du Père Josef Augustyn, sj (voir le texte en fichier à part)


Qu’est-ce qu’il y a de neuf dans chaque pays ?


Dans le Royaume-Uni, par Michael Beattie sj


La chose la plus importante pour moi: je rencontre toutes les 3 semaines des jeunes invités par le diocèse, je leur donne cette idée simple : le matin une prière simple « je t’offre » et le soir, une relecture « ce qui n’a pas été.. » et ils le communiquent dans leurs classes.


Je n’ai jamais mentionné les intentions du Pape, c’est trop compliqué, à mon avis.


En Pologne, par Tadeusz Chromik sj


Depuis les 2 dernières années, rien de neuf, nous avons continué ce qui est déjà en route. Nous avons parlé ce matin du changement de la revue : Maintenant c’est « Prier et Servir » (pour substituer le « Messager », qui n’est plus de l’AP), tirée à 1500 exemplaires, qui reprend un commentaire évangélique pour chaque semaine, les intentions du Pape… Grâce à notre revue nous avons des contacts avec une cinquantaine de groupe avec lesquels nous organisons des retraites à travers toute la Pologne. Chaque 1er vendredi du mois a lieu un temps de prière mené par un laïc. Les intentions de prière sont publiées sur 40000 feuillets, il y a un site Internet avec 60000 visites par an, une lieu de permanence a lieu également.


En Grèce, par Demetrios Dalesios sj


Il y a un changement actuellement : en changeant de lieu, des rencontres sont proposées avec l’année sacerdotale, avec différents groupes : le peuple ordinaire, les prêtres, les jeunes, les enfants et les jeunes couples, qui peuvent être des éducateurs de leurs enfants.


En Syrie, par Zygmunt Kwiatkowski sj


Actuellement, il y a un impact politique, culturel, économique importante. Le processus de globalisation peut augmenter la fraternité, la communication ou bien être vécu comme une confrontation. Effectivement au niveau éco, la présence de la Chine, change les règles : tout provient de la Chine. Au niveau des différences culturelles, des situations font peur : un million d’Irakiens chez nous ne rassure pas. L’Eglise chrétienne a quelque chose à dire dans ce contexte.


En Italie, par Tommaso Guadagno sj


Nouvelle équipe nationale depuis janvier, ainsi que dans les diocèses, de nouvelles personnes. Nous avons profité des initiatives générales de l’Eglise : l’année St Paul, par exemple, et maintenant l’année sacerdotale. Nous avons sorti un petit livre préparé par le P. Max Taggi, sj, envoyé à tous les Evêques. En Italie, nous avons la tradition de prier pour les prêtres, donc nous nous sommes sentis interpellés par cette année sacerdotale. J’ai donc lancé l’idée d’adopter un prêtre dans la prière. Comme j’aime beaucoup les icônes, je les utilise aussi dans les publications, sur Internet…


En Croatie, par Mate Samardzic sj


Pas grand-chose de nouveau, à part lui et le secrétaire national qui sont nouveaux.

Une revue qui sort toujours : « Messager des Sacres Cœurs de Jésus et de Marie ». Mate n’a pas encore fait le tour de tous les groupes, mais il aura plus d’informations l’an prochain.


7000 membres inscrits dans l’AP en Croatie actuellement.


En Suède, par Cristina Ramos


Le Père secrétaire national est au Mexique, il remercie tout le monde pour son anniversaire. Divers groupes de l’AP, qui commentent chaque mois les intentions. Ils poursuivent avec des power point, avec des psaumes…


Deux brochures sont publiées dont l’une a été faite avec le conseil épiscopal de catéchèse de la Suède…


Malte, par Raymond Pace sj


Equipe relativement jeune. La grande nouveauté est la publication d’un livre de prières reliées à la vie quotidienne.

On m’a interrogé sur comment dans les familles on peut aider à la prière. D’où cet ouvrage qui contient 100 prières avec une phrase d’Evangile et une oraison qui relie à la vie quotidienne. Le groupe de jeunes s’est constitué avec l’écriture de ce livre. Je témoigne de ce livre dans les familles, et je me rends compte que les gens ont faim de contacts, à ne pas perdre dans l’Apostolat.


- Michael Beattie: est-il possible de le traduire en anglais ?


- Raymond Pace: non, parce qu’il est très local, mais on peut exporter l’idée.


En France, par Frédéric Fornos sj


Deux missions : redynamiser l’AP et créer un site Internet, lancé le 7 septembre.


Il y a 3 manières pour entrer dans le site. La 1ère entrée pour les visiteurs est le défi de l’intention du mois.


La seconde entrée est la planète, la contemplation de l’incarnation.


- Cristina Ramos (Suède) :

- Frédéric : beaucoup d’investissement, beaucoup de collaborateurs, beaucoup de volontaires… pour nous aider. Nous sommes à plus de 8000 euros mais c’est un investissement pour longtemps.

- Michael Beattie : depuis l’ouverture, combien de visites ?

- Frédéric : 880 personnes différentes, sans publicité

- Frédéric : notre lancement officiel aura lieu avec le début de l’année liturgique, le but est de se rendre visible dans les organismes de coopération internationale.

- Frédéric : le site de la province de la France a un site Internet spirituel : ND du web

- Claudio : quelles relations ?

- Frédéric : des liens, pas de collaboration. A l’AP, nous voulons nous distinguer car nous sommes vus comme une œuvre de la Compagnie, alors que c’est important qu’on puisse voir que nous sommes un service pour toute l’Eglise et pas seulement pour les Ignatiens. Un bénédictin et un dominicain sont déjà dans notre équipe pour diversifier et bientôt un franciscain et un carme.


Au Portugal, par Elias Couto


Nous avons la célébration du 50ème anniversaire du monument du Christ-Roi à Lisbonne. L’AP a travaillé beaucoup pour cet évènement. C’est une initiative nationale, même les TV publiques ont retransmis la célébration. 100000 personnes étaient rassemblées sur le lieu.


On a eu aussi un pèlerinage où tous les diocèses ont participé. L’AP avait la responsabilité des célébrations. Il y a une journée diocésaine de l’AP dans beaucoup de diocèses.


De nouveaux responsables diocésains nommés par les Evêques.


Nous avons notre site web depuis la fin de l’année passée. Entre janvier et juillet 2009, nous avons eu presque 22000 visites. Nos publications ont 80000 abonnés. Nous préparons un nouveau site Internet pour toute l’Eglise. Le père provincial a nommé le Père Antonio Valerio pour travailler à l’AP, c’est la raison pour laquelle il est avec nous ici.


En Autriche, par Michael Zacherl sj


Il n’y a peut-être pas grand chose de nouveau. Des bulletins sont envoyés en Suisse, en Allemagne, et en Autriche, mais la Suisse et l’Allemagne préfèrent faire les leur. En Allemagne crée une page web : « Prier pour le monde ». Un responsable en Allemagne a été nommé.


En Irlande, par John Looby sj


Par rapport à l’AP, il est très intéressé d’entendre le lien qui se fait avec le département de la spiritualité ignatienne.


Au travail, des gens s’arrêtent de travailler 10 minutes pour se connecter et prier avec l’Espace Sacré, ce qui est bien vu, car les personnes travailleraient mieux.


Démarche qui se fait avec des portables, des SMS avec des phrases de réflexion sont envoyées à des collégiens.

Plus de 100.000 exemplaires de la revue publiée


Lien de collaboration avec la Zambie


Revue de l’AP, « Living Prayer », qui est passée de 10000 à 5000


Equipe de la spiritualité avec laquelle il fait des retraites pour des jeunes


L’AP à quoi ça sert ? Qu’est-ce que ça apporte de plus par rapport à d’autres propositions ?


Samedi 26 septembre 2009


En Espagne, par Garcia de Medina, Fr. Javier, sj


Je me rends compte que notre structure est bien différente de celle de d’autres pays (France, Italie, Autriche…) nous ne sommes pas une maison d’édition même si nous l’avons été, mais aujourd’hui nous avons surtout la revue « Messager » qui existe depuis plus de 100 ans.


Nous avons traversé une étape proche de celle que la Pologne vit. Nous avons aussi supprimé « Cœur de Jésus » dans le titre de notre revue, c’est pour cela que nous avons créé une autre revue : « cœur du Christ », mais nous avons réintroduit en petit « cœur de Jésus » dans la premier revue.


• 60000 exemplaires publiés d’une publication avec les intentions de l’année
• 40000 exemplaires publiés d’un bulletin de prière
• 17000 exemplaires de « Prier la vie », avec des textes de prières


Dans notre secrétariat nous n’organisons pas d’actes religieux (célébrations…), mais nous collaborons dans ceux organisés par d’autres. Nous sommes 3 dans le secrétariat et un conseil avec un directeur diocésain et des coordinateurs jésuites. Le MEJ ne fonctionne plus vraiment, c’est les jeunes pour le Royaume du Christ qui ont pris la place. 69 diocèses et dans 56 avec des directeurs diocésains qui sont jésuites. Ces directeurs impulsent l’apostolat avec les publications, les rassemblements.


Un jésuite espagnol, Bernardo de Hoyos, promoteur du Sacre Cœur, sera béatifié l’an prochain.


Une page web existe et commence à remporter du succès.


Quel est le trait le plus caractéristique de l’AP, parmi les autres ministères spirituelles de l’Eglise ? Qu’est-ce qu’il manquerait à l’Eglise si l’AP n’était pas là ? Apporte-t-il quelque chose de spécifique ?


Le groupe des Polonais


1. Etre le levain dans la pâte, sans être visibles dans notre travail dans l’Eglise pour les missions. Il faut changer notre cœur pour changer les autres, pour déplacer des montagnes
2. Membres de l’AP animent des célébrations paroissiales consacrés à la dévotion du sacré cœur.
3. Coopération avec les jésuites dans les paroisses et les mouvements de spiritualité
4. Aide qu’apporte l’AP à l’Eglise pour porter les intentions du Pape
5. sans l’AP il n’y aurait pas le MEJ…


Le groupe des francophones


3 points importants :


- l’AP concerne toute l’Eglise, tous les chrétiens, c’est une proposition ecclésiale, unie au Pape par les intentions. C’est une proposition très simple dans la forme et dans le fond, accessible au plus grand nombre…
- C’est un réseau mondial, universalité, ouverture au monde pour prier avec d’autres à travers le monde au service du Christ et de l’Eglise et pour prier sur des enjeux mondiaux.
- Une proposition de prière forte, qui nous ouvre, à travers les intentions au monde, aux questions du monde, de justice, dans un mouvement eucharistique, dans un mouvement d’offrande. C’est une proposition d’une prière encadré dans la vie, une pédagogique de l’incarnation.


Le groupe des hispanophones


C’est une prière apostolique qui aide à trouver un sens à sa vie, elle aide à s’unir à Dieu, elle cultive un sens de l’oraison pour trouver ce que Dieu attend de moi. Des gens pieuses qui s’intéressent au problèmes du monde, et trouvent un sens renouvelé à leurs vies. Le sens de grande famille mondial qui prie ensemble c’est important.


C’est une prière apostolique qui attire notre attention sur les problèmes du monde, les intentions du Pape nous y orientent. L’AP nous ouvre au monde, en communion, en lien avec ceux qui prient pour les mêmes intentions.


Le groupe des anglophones


- La proposition n’est pas seulement une proposition des jésuites, elle s’adresse à toute l’Eglise, tous les chrétiens, ceux qui ont peu de connaissance (« the underchurched ») comme ceux qui en ont plus.
Au XVIème siècle, Ignace disait d’aller vers les gens simples, aujourd’hui les gens simples ne sont pas les mêmes, on peut être très fort dans les technologies modernes mais pas dans la foi.
- l’AP a une adaptabilité, flexibilité, dans tous les pays, toutes les cultures, en tout temps. Le but est d’aller vers les besoins majeurs.
- L’utilisation des technologies modernes pour arriver chez les plus simples, chez les jeunes. Aujourd’hui les gens pauvres, elles sont aussi numériques.


Réactions :


- Garcia Javier sj (Espagne) : C’est important que les jeunes puissent être rejoints par les nouvelles technologies.
- Raymond Pace sj (Malte) : lien à garder avec la Compagnie, si nous disons trop que nous n’avons rien à voir, la Compagnie ne nous soutiendra plus et que les diocèses disent la même chose et que nous restions sans aucun lien.
- Frédéric Fornos sj (France) : très peu de jésuites savent que le Directeur Général de l’AP est le Père Général.
- Demetrios sj (Grèce) : si je vois les différences de nos évêques en Grèce, il y a ceux qui insistent pour un renouvellement, et qui me donnent envie et courage de rester dans le groupe.
- Raymond Pace sj (Malte) : c’est peut-être une opinion personnelle mais on devrait insister auprès de la Compagnie : sans l’AP, la spiritualité ignatienne pourraient perdre beaucoup des gens et devenir élitiste…
- Michael Beattie sj (Grande-Bretagne) : Je pense que le Père Général devrait s’exprimer dans ses lettres sur l’AP car beaucoup de jésuites ignorent l’AP ou ne veulent pas s’y reconnaître.
- Mate Samardzic sj (Croatie) : le lien entre l’AP et la spiritualité jésuite est que dans les retraites nous apprenons à prier mais il faut continuer ensuite. Face aux horreurs du monde, l’AP peut y aider. Chaque changement en nous-mêmes peut changer le monde, il n’y a pas de limites à faire entre l’élite et l’ensemble du monde, ma prière est pour le monde.


Table ronde avec les jeunes de Lumen Vitae et ERM qui nous partagent leur vision concernant leur génération ainsi que leur intérêt pour la spiritualité :


(see the original English version in separate file for Anne’s testimony)


Conversation avec les jeunes :


- Mariette Jacquet (France) : on a parlé beaucoup dans notre session des nouvelles technologies, d’Internet pour toucher les jeunes mais dans ces deux témoignages ces moyens ne reviennent pas, elles accordent beaucoup d’importance à la rencontre : un prêtre, des sœurs, des personnes qui témoignent de leur foi. Mais Anne a retrouvé sur Internet, sur ses programmes informatiques : « J’ai confiance en Dieu ».
- Zygmunt (Syrie) : qu’est-ce que tu as trouvé dans les personnes rencontrées et qui ont été importantes : le prêtre, les sœurs de la communauté ?
- Ewelina : dans ma famille, j’ai beaucoup entendu beaucoup de critiques vis-à-vis des prêtres et voilà que j’ai rencontré un prêtre qui était très bon, capable de bonnes choses pour les autres, puis chez les sœurs, chez certaines d’entre elles, j’ai pu voir comment elles étaient attentives aux autres, comment elles étaient bonnes, cela me montrait comment Dieu était bon, il n’est pas une force abstraite.
- Cristina Ramos (Suède) : Qu’est-ce que dit ta famille depuis que tu es plus présente dans ta relation au Christ, depuis que tu es au MEJ ?
- Ewelina : C’est difficile car ma famille n’a pas conscience de ce qu’elle fait, pour elle aller à la messe ça suffit. Mais pourtant depuis que je suis au MEJ, il me voit heureuse et ils partagent ma joie. Mon père commence à lire la Bible, ma mère me pose des questions, c’est un grand bonheur pour moi.
- Cristina Ramos (Suède) : ça m’intéresse beaucoup car moi-même je viens de Suède, un pays qui n’est pas chrétien, et mon mari ne croit pas.
- Raymond (Malte) : qu’est-ce qui vous aide quand vous traversez des périodes difficiles, de solitude, de rencontres de jeunes qui ne s’intéressent pas à Dieu ?
- Anne : pour moi, ce qui m’aide c’est l’amour, en lien avec la croix. Et puis la présence de Jésus, je sais qu’il est là, même quand je suis seule.
- Séverine : je suis une personne encore en chemin pour trouver Dieu. J’essaie de prier et ce qui m’aide c’est d’être écouté, dans mon établissement catholique par exemple même si je trouve qu’il n’y a de catholique que le nom. Ca ne fait que 8 ans que je suis en chemin mais pour moi c’est un vrai chemin de vie.


Discussion : Comment l’AP peut contribuer à l’expérience que Anne et Ewelina vivent dans leur mouvement ?


- Michael Beattie sj (Grande-Bretagne): je pense que nous touchons quelque chose d’essentiel avec l’offrande quotidienne, Anne a dit que la foi n’est pas une religion mais une relation, et l’AP c’est ça.
- Mate Samardzic sj (Croatie): une chose importante qu’a dit Anne, c’est que Jésus est à mettre à la 1ère place. Il faut montrer que ce que nous prions nous le vivons et que ce nous vivons nous le prions.
- Raymond (Malte) : le langage de l’AP et le langage du cœur, la relation au Christ que nous présentons va dans ce sens, ça rejoint le cœur de l’AP. La forme de langage de ces 2 jeunes rejoint la forme de l’AP. - Cristina : donc tout le monde peux faire partie de l’AP.
- Tommaso Guadagno sj (Italie): on voit à partir des témoignages l’importance des symboles, des personnes rencontrées. Dans l’AP ça a aussi beaucoup d’importance, c’est intéressant de voir que les jeunes sont très sensibles à ça.
- Elias Couto (Portugal): comme père d’un petit garçon, c’est une question qui m’habite : comment faire prier ? Comment donner un espace où Jésus est présent ? Comment faire l’expérience du Christ ? C’est ce que je demande à l’AP un moyen pour approcher les autres par la prière.
- Michael Beattie sj (Grande-Bretagne) : un père jésuite qui a beaucoup compté pour moi m’avait dit qu’on ne peut pas donner el Christ si l’on n’est pas nous-mêmes le Christ et il me semble que le témoignage des jeunes va dans ce sens.
- Zygmunt (Syrie) : une des caractéristiques de notre culture est d’être efficace : nous n’avons pas le temps même chez les Jésuites, mais nous devons profiter du temps pour rencontrer, pour écouter, pour être avec les jeunes…
Nous avons quelque chose à dire sur ce Magis, la question du temps est essentielle.
- Sœur Danuta Pusty (Pologne) : pour avoir accompagné des jeunes comme Séverine et Anne, quand j’ai été nommée secrétaire nationale du MEJ je n’avais qu’une idée : mon obsession était d’enflammer, de rendre vie à l’AP. Après l’intuition 1ère des jésuites, le MEJ est né de l’AP pour toucher les enfants. Les exercices spirituels pénètrent profondément les jeunes et les jeunes peuvent rentrer dans cet apostolat de la prière. Cette relation entre jeunes et adultes dans une communauté a reçu l’accord de Pie XI. Ma question est comment pouvons-nous retourner à ce charisme initial, comment les exercices spirituels peuvent nous aider à entrer dans cette relation ?
- Claudio : nous essayerons de répondre à cette question cet après-midi quand nous parlerons du MEJ.
Il y a 2 questions pour les jeunes : quels moyens pour les toucher ? Et quels symboles pour les rejoindre ?
- Anne : pour moi les symboles, les images sont importants ils m’aident à mettre de l’ordre dans ce que je crois. Les jeunes sont sensibles à l’image, c’est pour la communication… Comme j’étudie la philologie, il n’est pas toujours facile pour moi de parler avec des mots simples, il faut pouvoir s’adapter. Personnellement, je préfère les images qui ont beaucoup de tradition dans l’Eglise.
- Ewelina : je suis humaine, j’ai besoin d’objets, une croix, une image de Marie sont importants. Je n’ai pas besoin de nouvelles images, il faut des symboles qui ont du sens. Il faut des mots simples pour parler à Dieu. Je porte une croix, c’est le signe d’un geste d’amour.


Présentation du MEJ France et du ERM Pologne


Présentation du MEJ France, par Christelle Touffet


Le MEJ comprend 10000 membres en France avec des jeunes et leurs responsables. Des structures diocésaines et régionales sont mises en place pour organiser la vie du mouvement. Il y a aussi une équipe nationale avec 18 salariés, qui travaillent à Paris. Les jeunes sont répartis en différentes tranches d’âge :


- les Feux Nouveaux (FNOU) : 7-10 ans
- les Jeunes Témoins (JT) : 10-13 ans
- les Témoins Aujourd’hui (TA) : 12-15 ans
- les Equipes ESpérance (ES) : 15-18 ans
- les Equipes Apostoliques (EA) : 18-21 ans


Les propositions du mouvement s’organisent autour d’un thème, nouveau chaque année. Pour 2009-2010 : « Envoyé spécial, ouvre l’œil et donne le ton ». Ce thème permet de décliner des propositions pédagogiques qui sont renouvelées chaque année, pour chaque tranche d’âge. Ces propositions permettent de favoriser une vie d’équipe régulière, l’organisation de rassemblements diocésains, régionaux, nationaux (le prochain rassemblement national aura lieu du 27 au 30 décembre pour les 12-15 ans et les 15-18 ans du mouvement, sur le thème : « Avec Lui, plus belle la vie ! »). Des camps d’été sont également organisés qui réunissent 1500 jeunes dans une quarantaine de camps.


Le projet du MEJ France s’articule autour du principe de « l’Eucharistie vécue et célébrée ». Sa finalité est : « Avec le Christ, le chrétien est appelé à recevoir et à donner sa vie gratuitement afin d’être tout entier, pour et avec les autres. C’est ainsi qu’il entre dans l’attitude d’offrande du Christ dans l’Eucharistie. » Cette finalité se décline en une démarche pédagogique comprenant six savoir-faire :


- Faire équipe
- Vivre ensemble avec un regard bienveillant
- Faire Eglise
- Prier et célébrer
- Comprendre les Ecritures, les fondements de la foi et l’enseignement de l’Eglise
- Relire sa vie et faire des choix

Ces six savoir-faire sont déclinés en objectifs différents pour chaque tranche d’âge.


Pour finir, présentation en vidéo, d’une journée en camp MEJ, avec un extrait du camp de Christelle et Claudio en juillet. Ils étaient responsables d’un camp de 33 jeunes de 15-18 ans à La Louvesc. Les jeunes ont créé un spectacle pour le prochain Rassemblement National en décembre.


Questions


- Mariette Jacquet : comment sont formés les responsables ?
- Christelle : au sein des équipes diocésaines et régionales, il y a des personnes chargées de cette mission et qui organisent des sessions de formation sur des week-ends par exemple, pour former au projet du mouvement, à l’accompagnement d’une tranche d’âge, à l’utilisation des outils… Dans les camps, les animateurs se retrouvent 3 jours avant les jeunes pour faire connaissance, bâtir le camp et également pour se former, tous les animateurs ne proviennent pas du mouvement.
- Javier Medina sj (Espagne) : Comment sont organisés les camps ? par région ? par tranche d’âge ?
- Christelle : C’est le Centre National qui met en place ses camps. 40-45 camps ont lieu cahque année et qui accueille 1500 jeunes, par tranches d’âge.
- Frédéric Fornos : Le MEJ est-il en relation avec l’AP ?
- Christelle : maintenant que je suis ici, oui ! Le MEJ France est en lien avec d’autres mouvements ignatiens mais peu l’AP jusqu’à présent, mais ça va changer maintenant !
- Michael Beattie : J’ai passé toute ma vie comme curé de paroisse, il me semble que les 6 points de Christelle sont un guide pour rendre une paroisse vivante. Il faut en parler à nos evêques !
- Zygmunt (Syrie) : peut-être organiser des camps pour les evêques !


Présentation du MEJ Pologne (ERM) par Ewelina


Pour tenir compte des modes de vie des jeunes, il a fallu refondre le cadre du mouvement. Ses objectifs :


- recevoir souvent la communion ;
- prier ;
- se tourner vers les autres ;
- être un apôtre.

Ces objectifs impliquent toute la personne et participent au développement de l’enfant dans toutes ses dimensions. Nous utilisons des méthodes pédagogiques modernes pour les aider à participer à la sainte messe, à travailler sur leur caractère, à approfondir leur vie avec l’Eglise, à devenir des apôtres.

Les moyens utilisés :

- des réunions en petits groupes (4 fois par mois)
- ???
- la participation aux sacrements, à la messe
- d’autres activités caritatives, paroissiales

la formation est complétée par un rassemblement national pour les formateurs, un rassemblement national pour les lycéens avec adoration, chemin de croix et différents ateliers (art…).


Cette année au rassemblement des « 10 ans », nous avons vu arriver des jeunes de 17 ans qui n’avaient pas de groupe correspondant à leur âge. Il a fallu les accueillir et leur proposer quelque chose.


Les plus jeunes se préparent à leur rassemblement durant toute l’année, chaque groupe apporte un objet qui correspond à leur travail de l’année. Le centre du rassemblement, c’est l’Eucharistie. Le prochain rassemblement en 2010 sera dévoilé au 80ème anniversaire de la fondation du mouvement en Pologne et 25ème anniversaire du nouveau.


Cette année, nous proposons :


- trois rassemblements diocésains dont un en Biélorussie (avec la Pologne), le 1er dans ce pays
- des retraites (pour des élèves des lycées ou pour les enfants qui se préparent à la 1ère communion.)
- ???


En 2009 :


- un stage d’animation pour les jeunes qui veulent devenir animateur (30 personnes)
- des week-end de formation pour des adultes, activité nouvelle ;
- des week-end de réflexion pour les adultes en utilisant les exercices de St Ignace ou l’école de prière de JP II ;
- des week-end de formation pour les prêtres coordinateurs dans les diocèses.


Le MEJ est présent dans 28 diocèses, il y a 10000 membres et 8 coordinateurs diocésains seulement.


La responsable nationale est une sœur de la congrégation de Ste Ursule. Le secrétariat national a son siège à Poznam.


Questions


- Quelles relations avec les autres mouvements de jeunes ?


Ewelina : c’est difficile de rassembler des jeunes en Pologne car ils ont beaucoup d’activités et d’autres possibilités.
- Sœur Danuta Pusty (Pologne) : dans les écoles où j’ai travaillé, 75% des enfants ont des problèmes familiaux (pauvreté, alcool, santé…), le MEJ peut-être un lieu de communauté où ils peuvent se former. La différence principale avec d’autres mouvements comme les scouts c’est que le MEJ propose un soutien spirituel.
- Michael Zacherl sj (Autriche) : la question principale reste : comment vont-ils trouver ce qu’ils recherchent ?
- Ewelina : au début les enfants n’expriment pas ce qu’ils cherchent, c’est à nous de leur donner les moyens de répondre par notre attitude, notre expérience.
- Michael Zacherl sj (Autriche) : j’ai été longtemps avec les scouts, et Dieu est important pour le mouvement mais les chefs ne le font pas passer.
- Claudio : les deux présentations sont très différentes, cela m’a frappé. Mais je pense que, en allant au fond, nous trouverions les fondements qui sont dans l’Eucharistie.


Dimanche 27 septembre 2009


Accueil des membres de l’AP local


Nous voulons connaître votre expérience de l’AP, nous avons une question pour vous : qu’est-ce que vous aimez le plus à l’AP ?


- ça approfondit ma foi ;
- j’apprécie l’AP car je me sens bien dans mon groupe, on y prie d’une façon qui me rapproche du Sacre Cœur de Jésus ;
- j’ai appris à prier de manière à connaître de plus en plus Dieu, et nos responsables font que cette prière existe ;
- A l’AP, j’ai appris à connaître la grandeur du Sacre Cœur de Jésus, pas seulement dans sa gloire mais aussi dans sa souffrance.
- Nous sommes ensemble avec le cœur de Jésus dans le monde d’aujourd’hui, nous sommes ensemble dans la prière dans le monde ;
- Je suis vraiment très heureuse d’être à l’AP car j’y trouve Dieu Père, Fils et comme Esprit, je trouve aussi Marie et …
- Je suis très reconnaissante de ma mère qui m’a permis de rentrer dans l’AP et qui a changé ma vie ;
- Je suis membre de l’AP depuis 2 ans et à travers l’AP je me sens unie à toute l’Eglise ;
- J’appartiens à l’AP depuis 2 ans grâce à mon amie qui est assise à côté de moi. A l’AP, j’approfondis ma foi et en approfondissant ma foi, j’apprends à aimer les autres ;
- L’AP m’a permis de prendre conscience combien Dieu m’aime et comment communiquer cet amour autour de moi ;
- L’atmosphère de l’AP est d’être au cœur du cœur de la relation avec Dieu, et cela fait que la dimension universelle de la prière soit toujours présente ;
- Je suis dans l’AP depuis 28 ans. L’AP est aujourd’hui renouvelé ! Cela permet que je me sens soutenu par la prière d’offrande qui donne du forme à toute ma journée ;
- Je suis touchée par la simplicité des prières à l’AP, c’est à la fois simple et efficace, je vois les fruits dans ma vie, ça me pousse à prendre des responsabilités dans l’Eglise
- Stanislaw Gron sj (Pologne) : le Père Antonio s’occupe de l’AP depuis plus de 20 ans et accompagne des groupes.


En groupes linguistiques : partage des impressions, de nos découvertes dans les moments précédents (Témoignages des jeunes, MEJ, …) pour répondre à la question : comment l’AP peut rejoindre la culture d’aujourd’hui ?


Plénière sur le travail en groupe de la journée du samedi


Le groupe des hispanophones :


Différentes sortes de jeunes, il n’y a pas une seule réponse, les jeunes voient l’importance des personnes : leurs professeurs, les catéchistes… L’AP peut être d’inspiration pour eux.


- Antonio Valerio sj (Portugal) : la difficulté de trouver des ressources humaines, il faut considérer dans l’équipe de l’AP pour se dédier pour travailler directement avec les jeunes.


Le groupe des anglophones :


- On voit que le passage du MEJ à l’AP ne marche pas. En fait, les adultes ne sont pas venus du MEJ, et puis le ministère parmi les jeunes est devenu un chose de très spécifique.
- Dans le renouveau de l’AP, il doit garder sa simplicité de proposition.
- Beaucoup de choses du MEJ ne peuvent pas être proposées dans certains pays à cause de la protection des enfants.
- Michael Beattie sj (GB) : j’aimerais ajouter à propos de la simplicité de l’AP, j’aimerais que tous les membres de la Compagnie, tous les intellectuels, soient convaincus que l’AP donne un chemin qui permet à tous d’aller au cœur des propositions ignatiennes.


Le groupe des francophones :


- A propos des témoignages : importance de la recherche de sens, la nécessite de la rencontre d’une personne qui porte une réponse.
- L’AP ne peut pas faire l’économie de la rencontre, de la présence de personnes… on ne peut pas proposer la rencontre du Christ sans être présence humaine.
- A propos du MEJ : très heureux d’entendre, de voir l’ensemble des propositions, c’est encourageant pour l’avenir.
- Découverte d’une proximité importante dans le fond entre l’AP et le MEJ
- Le MEJ peut aider l’AP dans le langage, la forme et la manière de rendre compte de la prière, de l’Eucharistie vécue pour se recentrer encore mieux sur le cœur de nos propositions, sur les fondamentaux.
- Le MEJ peut aussi recevoir de l’AP dans la formation des responsables au projet, à la prière, à la prière d’offrande, à l’Eucharistie vécue…
- Et puis en France le MEJ va jusqu’à 21 ans, et l’AP pourrait être un chemin pour les jeunes professionnels et les adultes. Surtout que les membres du MEJ ont déjà un certain bagage, l’AP n’est pas étranger à eux, même s’il y a aussi d’autres propositions qui existent.
- Ce n’est pas une concurrence qui est proposée, l’AP c’est un service pour promouvoir la prière… mais le MEJ en France doit être le mouvement de l’AP pour les jeunes.


Le groupe des polonais :


1. l’importance d’être témoins de notre foi, les jeunes ont plus besoin de témoins que de profs
2. nous ne devons pas avoir peur d’expliquer nos attentes aux jeunes, et en même temps, proposer avec du réalisme.
3. l’AP ne doit pas attendre le résultat immédiat, nous devons enseigner les valeurs de l’AP aux jeunes. L’AP doit être un chemin de prière pour les jeunes. Le futur de l’Eglise dépend de la prière, nous voulons que l’AP prie pour les jeunes.
4. des membres de l’AP se forment pour l’encadrement des jeunes en Pologne.
5. Dans les écoles jésuites, l’AP devrait être davantage présenté.


Claudio : à présent, on peut partager ce qui nous touche de ces partages, ce que l’Esprit bouge en nous, à partir de ce que nous avons entendu.


- Frédéric Fornos sj (France) : j’ai été touché profondément par les témoignages des Polonais, nous ne sommes pas de la même culture mais c’est ce que nous vivons aussi en France et c’est ça qui est essentiel, c’est ça l’AP.
- Michael Beattie sj (GB) : aux Polonais, vous aimez beaucoup l’AP et est-ce que vous avez réussi à transmettre cette manière de prier à vos enfants ?
- directement non, nos enfants ne sont pas membres de l’AP mais notre comportement a été un modèle pour eux, nos enfants appartiennent à d’autres groupes d’Eglise.
- ma fille n’appartient pas à l’AP mais je trouve qu’elle suit mes traces, elle appartient à différents groupes, quand elle va à l’étranger elle ramène des idées. Mon fils lui est croyant mais plus éloigné.
- j’ai deux fils, l’un d’eux appartient à l’AP, l’autre je pense qu’il peut grandir avec. S’ils grandissent dans le MEJ, ils pourront rejoindre plus tard l’AP. L’AP est le mouvement eucharistique des « vieux ».
- Sœur Danuta : j’organise des pèlerinages pour toutes les générations, pour que les personnes se rencontrent entre elles et communiquent. Il ne s’agit pas de passer du MEJ à l’AP mais de grandir dans l’AP à travers les âges. Ceux qui grandissent dans l’AP créent des communautés où les jeunes sont adultes. Dans ma communauté j’ai besoin de tous les âges. La formation dans le mouvement eucharistique a 4 éléments : la prière, la participation à la communion, le fait de surmonter ses faiblesses et le dernier être apôtre. Devenir apôtre, c’est le devenir entièrement, même avec ses souffrances.


Remerciements pour Claudio, pour le Père Stanislaw Gron et accueil du Père…


Informations générales, propositions pour la prochaine réunion


Quelques informations :


- Nous allons avoir une Assistante pour le MEJ à Rome, une religieuse, elle s’appelle Lourdes elle est de la congrégation Jésus-Marie, elle vient du Québec.
- Avant la fin de l’année, je voudrais avoir décidé du lieu et de la date de la rencontre mondiale du MEJ en 2012, je ferai des consultations pour décider.
- le projet que nous avons, c’est de mettre une 3ème intention du Pape pour chaque mois, mais qui parle de l’actualité. Mais le problème c’est que nous avons les intentions 2 ans à l’avances et nous ne collons pas à l’actualité. Derrière cela c’est de convaincre les cardinaux, c’est de supprimer une des 2 intentions, pour que ce soit plus simples : on envisage 6 intentions générales, plus 6 intentions missionnaires. Pour que cela fonctionne du côté des cardinaux, il faut que ça fonctionne déjà…
- Je vous ai déjà parlé du désir du Père général, de créer une coordination de la pastorale des jeunes, mais je n’en sais pas plus pour l’instant.
- Je vais vous parler maintenant de mon programme de voyage et voir si ma présence peut vous aider et comment articuler les calendriers :
- Octobre : Rome
- Novembre : Hong Kong, Macao, Chine (il n’y a personne en charge de l’AP, mais l’Eglise évolue là-bas), Indonésie (pour rencontrer un jeune jésuite de l’AP)
- Syrie (avec Zigmund), Liban (pour le MEJ)
- Janvier : République Démocratique du Congo
- Mars : Inde
- Avril : Pologne (rencontre nationale du MEJ)


- Pour la prochaine rencontre : où et quand ?


Il y a des bonnes raisons pour se rencontrer tous les ans, comme tous les deux ans.


Pour tous les deux ans:


- dans la Compagnie, les secteurs, se rassemblement tous les 2 ans, ce qui est un bon rythme
- dans la situation de crise, on dépense moins, c’est une valeur importante, c’est un coût, en particulier pour ceux qui nous accueillent


Pour tous les ans :


- en Europe, ce n’est pas trop cher, les jésuites de l’AP ont peu de relations et d’habitude ils travaillent toutes seules, c’est un temps heureux pour se rencontrer, c’est un temps agréable.
L’an dernier, nous avions pris le temps de réfléchir mais nous n’avions pas abouti à une conclusion.
- Zygmund sj (Syrie) propose d’organiser différents types de rencontres : des classiques tous les 2 ans, et entre des rencontres moins ordinaires, par région linguistique, en fonction d’intervenants, d’évènements particuliers, comme cette année la rencontre avec le MEJ…
- Frédéric Fornos sj (France) : nous avons déjà eu toute une année pour réfléchir, il faut qu’on se mette au clair sur la rencontre européenne.
- Michael Beattie sj (GB) : je propose Rome ou un autre endroit où on peut avoir une traduction simultanée.
- Claudio : si c’est Rome, on pourrait avoir le Père Général qui est nouveau.


Claudio reçoit leurs votes écrites, et lui va en décider pendant ces deux mois.


Après le temps de prière, partage, réflexion… quels thèmes possibles pour la prochaine rencontre européen?


- Raymond sj (Malte) : approfondir la relation entre la spiritualité ignatienne et l’AP. Rencontre publiée, communiquée à toute la Compagnie
- Zygmunt (Syrie) : nous insistons souvent sur l’offrande simple mais en même temps de temps en temps, c’est une possibilité qui mène à une vie consacrée, c’est une proposition sérieuse qui peut mener loin. Les exercices spirituels, l’offrande peut être aboutissement d’un choix de vie : la vie consacrée, cette dimension profonde, c’est une logique, c’est la pédagogie de l’offrande, pour aller loin, jusqu’à la vie mystique.
- Mariette Jacquet (France) : l’AP n’est pas un mouvement, il est un service d’Eglise. Comment pourrait-il servir l’Eglise encore, comment peut-il devenir plus un service d’Eglise dans les structures qui existent déjà ?
- Antonio Valerio sj (Portugal) : Qu’offre l’AP que d’autres n’offrent pas, qu’est-ce qui est spécifique, comme le fait d’être un service d’Eglise ? (approfondir ce thème-ci)
- Frédéric Fornos sj (France) : Deux thèmes principaux ressortent : les relations avec la spiritualité ignatienne, et l’autre, ce qu’offre l’AP de spécifique comme service d’Eglise.
- Raymond (Malte) : ce n’est pas facile de connecter ces 2 thèmes…
- Mariette (France) : mais si on veut approfondir un des ces 2 thèmes…
- Frédéric Fornos sj (France) : si le père général va dans le sens de rapprocher l’AP de la spiritualité ignatienne pour une meilleure collaboration, ça peut être intéressant que nous réfléchissions aussi de notre côté à cette relation. Faire cela nous permettra de voir ce qui est spécifique pour nous.
- Raymond (Malte) : ce n’est pas qu’une affaire de jésuites, on devrait rencontrer aussi des laïcs du coté de la spiritualité ignacienne.
- Michael Beattie sj (GB) : si nous partons dans cette voie, dans le lien entre notre spécificité et la spiritualité ignatienne, ce serait bien de ne pas impliquer que des jésuites, mais aussi des laïcs qui sont parfois très bien formés.
- Javier Medina sj (Espagne) : l’AP s’set approfondi tout au long des années, au début il y avait des jésuites qui ont marqué cet AP de ce qu’ils étaient comme jésuites. Et puis ces scolastiques qui ont fait de leur vie une Eucharistie…

On peut trouver des liens aussi avec la lettre de la perfection envoyée aux Jésuites, Ignace les invite à faire de leur vie une mission. On peut faire un lien avec les 30 ans de Jésus qui étaient déjà un moment où Jésus sauvait l’humanité. Qu’est-ce qui est 1er à travailler ? Ce qui est spécifique, les liens avec la spiritualité ignatienne ?


- Claudio : je résume notre partage : je suis enchanté des 2 idées qui sont sortis, il me semble 2 choses importantes : les racines de la spiritualité ignatienne et d’autre part la spécificité de l’AP, je pense que ça pourrait intéresser le Père Général !
- Claudio : Pour la prochaine rencontre, nous avons comme des possibilités Rome, la Croatie et la France. Ensuite, une question par rapport à ma fonction à l’AP en Europe. Je suis beaucoup intervenu dans la préparation de cette rencontre, à partir du moment où j’ai changé des choses. Je me suis donc pas mal investi. Ce qui est davantage normal, c’est ce qui se passe en Amérique Latine, en Afrique aussi : localement on organise la rencontre et moi j’arrive comme invité. Je vais donc suggérer ici 2 noms qui pourraient préparer la prochaine rencontre. Nous pourrions organiser un conseil plus stable pour la préparation des rencontres, et pour la communication entre les rencontres.
- Mariette Jacquet (France) : s’il y a des réunions que tous les 2 ans, c’est bien d’avoir une équipe qui favorise des relations entre nous, mais si c’est tous les ans, les personnes qui accueillent ne peuvent pas tout porter.
- Michael Beattie sj (GB) : c’est bien si Claudio n’a pas d’organisation, s’il est juste visiteur. Il sera plus attentif à nous écouter, à nous aider…
- Cristina Ramos (Suède) : je trouve que ce serait bien qu’il y ait l’équipe avec les personnes qui accueillent la prochaine rencontre pour favoriser une meilleure préparation.
- Claudio : Je vous suggère Michael Beattie et Raymond Pace pour préparer la rencontre suivante et pour préparer le choix d’une équipe stable.
- Raymond : combien y a-t-il de personnes dans les équipes ?
- Claudio : 4 en Afrique mais ailleurs ils sont tout seul et ils demandent de l’aide à d’autres…

Ça pourrait être une équipe stable de 2, et un 3ème qui correspond au pays qui accueille.


Cette idée est accepté : Beattie et Pace, ils préparent la prochaine rencontre, où le group devra choisir l’équipe stable pour continuer la démarche de l’AP en Europe.


- Michael Beattie sj (GB) : souhait d’unifier nos sites de l’AP, quand on cherche sur Google on a plein de propositions, il faudrait que l’on puisse unifier notre proposition avec un site par langue : anglais, français, espagnol, italien…




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(Une proposition faite par l'Apostolat de la Prière à ceux qui suivent la spiritualité ignatienne)


«Je vous exhorte donc, frères, par la grâce de Dieu, d’ offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu, le culte conforme à la Parole ». (Romains 12:1)


L'Apostolat de la Prière (AP) nous offre un moyen concret de vivre les dimensions ecclésiale, missionnaire et eucharistique de notre spiritualité ignatienne. L'offrande quotidienne de l'AP est une excellente façon de commencer la journée par une réponse rapide à l'appel du Roi éternel, en offrant votre vie au Seigneur en lien avec la prière de l’Offrande ( Prends Seigneur, et reçois ...), la dernière prière des Exercices spirituels [234].


Né en 1844 en milieu ignatien parmi les jeunes jésuites dans le sud de la France, l'AP se présente comme une réponse spirituelle à l'élan missionnaire de ces jeunes gens à une période où ils étaient contraints de rester sur place pour étudier. Une question les taraudait : comment aider tout de suite, les missionnaires déjà envoyés au loin, sans attendre leur propre départ? Comment leur vie actuelle, axée sur l’étude, pouvait-elle devenir utile à l'œuvre d’annonce de l'Evangile aux limites des frontières de la foi ? L'AP leur a montré comment ils pouvaient devenir des apôtres par la prière et par l'offrande quotidienne de leurs vies. Leurs tâches quotidiennes, leurs prières, leurs désirs, voire leurs souffrances et leurs limites, devenaient utiles à l'Église parce qu’ils se trouvaient connectés à Jésus. Ils firent l’expérience que toute leur vie, jusque dans ses moindres détails, était en soi une mission. Tout faire pour Dieu, avec Dieu et à la manière de Dieu, serait leur contribution la meilleure à la mission de l'Eglise tout entière. Aussi simple que cela. Et aussi grand que cela. Tout pour Dieu. Sanctifier toute la journée. Aimer et servir en toutes choses [Ex Sp 233].


L’Apostolat de la Prière en tant que tel n'est pas conçu comme un mouvement d’Eglise parmi d'autres mouvements, ou comme une spiritualité parmi d'autres spiritualités. Il ne remplace pas notre communauté, qu'il s'agisse de la CVX ou autre. C'est plutôt un esprit, dans lequel nous sommes invités à vivre, ou une voie spirituelle, utile à tous les chrétiens, de tous les mouvements et de toutes les spiritualités, mais utile de manière toute particulière à ceux qui suivent les Exercices de Saint Ignace. Cette voie enseigne à tous les fidèles de tout âge et toute culture ou condition sociale, un moyen à la fois simple et profond pour se mettre entre les mains de Dieu toute la journée et en tout ce qu'ils font. L'AP est un moyen pratique d'être contemplatif dans l'action.


L'AP compte environ 40 millions de membres à travers le monde, dans plus de 70 pays, dans tous les continents.


Que doit-on faire?


La pratique de base de l'AP est l'offrande quotidienne de votre vie au Père, afin de devenir un collaborateur de la mission du Christ.


Comment puis-je m’offrir moi même ?


Lorsque vous commencez votre journée, vous faîtes une prière d'offrande dans votre cœur. Vous dîtes au Seigneur que vous voulez faire tout en lui et avec lui. Vous pouvez le faire avec vos propres mots ou par le biais d'une prière proposée dite prière d’Offrande Quotidienne. L'important est de le faire à partir de votre propre cœur, en union avec le Cœur de Jésus. Avec cette prière, vous vous offrez au Père, et demandez que chaque moment de votre journée soit uni à l'offrande parfaite de Jésus, celle qui est célébrée dans la messe. Ainsi vous vous rendez disponible pour répondre à son appel dans chaque petite chose et dans toutes les dimensions de votre vie, avec la liberté intérieure que Jésus vivait dans son propre Cœur. L’Offrande est une expression quotidienne de notre volonté de ne pas être « sourd à son appel, mais prompt et diligent pour accomplir sa très sainte volonté » [Ex Sp 91].


Comment serai-je capable de vivre cette offrande radicale?


La prière quotidienne de l’offrande est essentiellement un désir, une expression de la volonté. Nous annonçons ce que nous voulons vivre au cours de cette journée, c'est-à-dire, désirer et choisir seulement ce qui est le plus propice à la fin pour laquelle nous sommes créés [Ex Sp 23]. Puisque nous sommes toujours soumis à nos faiblesses, nous ne pouvons pas garantir les résultats. Pourtant, par cette prière de l'offrande, nous pouvons consciemment exprimer notre désir d'unir notre vie avec la vie de Jésus, de placer nos cœurs dans son Cœur. Rappelez-vous, le Royaume de Dieu vient à nous comme un cadeau, non pas comme le fruit de nos efforts personnels. Nous demandons ce don : puisse le Saint-Esprit nous donner la grâce de vivre cette offrande.


Pourquoi est-ce là une manière de vivre l’Eucharistie?


L’accueil du don, et l'offrande qui se passe dans nos cœurs, comme elle se passe aussi dans le Cœur de Jésus, est un processus dynamique eucharistique. C'est une façon de vivre l'Eucharistie, qui est en fait un programme pour la vie quotidienne, et pas seulement un "aller à la messe". La présence du Christ pour nous, c'est avant tout et en premier lieu un don, capable de transformer notre faiblesse. Nous répondons en proposant notre humble vie en union avec la vie que Jésus a offerte à son Père. Nous nous remettons entre ses mains, afin qu’il accomplisse le miracle. De même qu’un morceau de pain et une gorgée de vin peuvent devenir présence vivante de Dieu pour nous, nous devenons sa présence pour les autres. C'est pourquoi nous sommes invités à faire « ceci en mémoire de moi ». Faire quoi? Procéder dans chaque Eucharistie à une offrande de notre propre vie pour les autres. Vivre toute notre vie d’une manière eucharistique.


Qu’en est-il de la dimension ecclésiale, notre Sentire cum Ecclesia?


Nous vivons cette offrande comme apôtres vivant leur mission de l'Église, apôtres par la prière et le service dans tout ce que nous faisons, indépendamment du lieu où nous sommes. Toutes les tâches quotidiennes de notre vie sont le terrain de notre collaboration avec le Christ. Pour exprimer notre union et notre soutien à la mission universelle de l'Eglise, l'AP nous invite à prier pour les intentions du Pape. Chaque mois, il propose deux de ses principales préoccupations, demandant aux gens de le rejoindre dans la prière. Ces intentions nous aident à mettre en pratique le principe ignatien de service à l'Eglise d'une manière simple et concrète. Nous cultivons aussi notre sens de l'universalité, en regardant avec la Sainte Trinité "la grande extension et circonférence du monde où se trouvent des peuples si nombreux et si différents", comme dans l'exercice de la contemplation de l'Incarnation [103]. (Dans de nombreux lieux, le premier vendredi de chaque mois l'AP, dans un réseau spirituel mondial, prie tout spécialement pour ces intentions, également appelés « défis ».)


Ceci exprime ce qu’est fondamentalement l’AP. Comme vous le voyez, vivre l'AP ne remplace ni n’entrave aucune des pratiques spirituelles de notre communauté ignatienne. Considérons plutôt que l’AP jaillit d’elles et nous invite à nous ouvrir à la dimension du monde pour le service de l’Église, en communion spirituelle avec des millions d'autres. C'est aussi un rappel quotidien pour nous aider à garder vivant l'esprit des Exercices, tout en mettant Jésus dans tout ce que nous faisons.


Peut-être l’exercice quotidien de cette offrande va mettre peu à peu en évidence une profonde incohérence intérieure, et cela va commencer à ouvrir en moi un chemin de transformation. Mais c’est Dieu seul qui peut opérer cette transformation. La prière d’offrande, faite chaque jour dans l’humilité, est une manière de prendre conscience que Dieu seul est le saint, le juste, et que nous sommes des créatures dépendantes qui avons besoin de son amour. Le vrai sujet est donc celui du désir, il s’agit de supplier, de demander le don de son intervention. Et de prier aussi dans la joie de ceux qui ont l’espérance en lui seul, et attendent.


Alors, comment puis-je faire partie de l'AP?


Aucune inscription, aucun groupe, aucun frais, aucune réunion spéciale ne sont requis. Pour suivre cette voie, vivre l’AP dans votre spiritualité personnelle est suffisant, essentiellement par l'offrande quotidienne. Cela vous fait déjà entrer dans la grande famille de l’ AP dans le monde. Garder le contact avec les personnes responsable de l'AP dans votre pays, recevoir leurs informations, publications ou invitations vous aidera à rester à l'écoute.


Permettez-moi maintenant de vous proposer un moyen pratique de faire cela tous les jours, en faisant un lien entre la Prière Quotidienne d'Offrande et notre Examen du soir, relecture du soir appelée aussi prière d’alliance. A partir de là, vous pouvez développer votre propre rituel ou une approche pour votre prière quotidienne et votre adhésion à l’AP.


(Note: la méthode suivante de la prière peut être expliquée et distribuée séparément de la première partie de ce texte)




Une prière du cœur


Dix minutes et dix étapes le matin


1. Je choisis un endroit qui convient et, quelques pas avant «entrer» dans ce lieu, je prends trois secondes pour préparer mon cœur à la prière.


2. Je choisis une position de mon corps pour la prière, je me calme, je respire profondément plusieurs fois.


3. Par le signe de la croix, j'ouvre mon cœur à la présence aimante du Père, du Fils et du Saint-Esprit.


4. J'écoute les trompettes (le Grand Roi a donné ordre que lorsque son fils le prince, ou sa fille, la princesse, arrivent en sa présence, les trompettes sonnent - je suis libre de choisir un autre symbole pour me faire prendre conscience de la joie du Père de me recevoir ).


5. Devant le Seigneur, j'ouvre mon cœur à la nouvelle journée: Comment suis-je ce matin? (J’entre dans la prière comme je suis, heureux ou fatigué, gai ou triste, inquiet ou plein d'espoir, comme un pécheur ou comme un saint ... C’est moi tout entier qui viens.)


6. J'ouvre mon cœur à la Parole du Seigneur: Je choisis un verset (peut-être pris parmi les lectures d'aujourd'hui), je m’y penche, je laisse son œuvre se faire en moi, je dialogue avec le Seigneur.


7. J'ouvre mon cœur à l’offrande: je regarde tout ce que je vais faire aujourd'hui et je demande à Jésus d’habiter dans mon cœur toute la journée. Les mains ouvertes, j’offre ce jour au Père avec une prière d'offrande ou en utilisant mes propres mots.


8. J'ouvre mon cœur à la mission: j’exprime le souhait de collaborer aujourd’hui à la mission du Christ, à partir de ce que je suis, comme je suis, là où je suis. Je joins ma vie et ma prière à la mission et à la prière de l'Église tout entière à travers ces deux intentions que le Saint-Père nous propose:


[pour les intentions de prière de ce mois - voir www.apostleshipofprayer.net]


9. J'ouvre mon cœur à Marie, celle qui est un cœur ouvert. Je lui demande de m'accompagner pendant cette journée.


10. Je termine en remerciant le Seigneur pour cette nouvelle journée, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.


Deux prières d’offrande:

Dieu, notre Père, je t'offre toute ma journée.
Je t'offre mes prières, pensées,
paroles, actions, joies et souffrances
en union avec le Cœur
de ton Fils Jésus-Christ
qui continue à s'offrir à toi
dans l'Eucharistie pour le salut du monde.


Que l'Esprit Saint qui a guidé Jésus,
soit mon guide et ma force aujourd'hui
pour que je puisse témoigner de ton amour.
Prends Seigneur et reçois,
toute ma liberté, ma mémoire,
mon intelligence, et toute ma volonté,
tout ce que j'ai et possède.
Tu me l'as donné;
à Toi, Seigneur, je le rends.
Tout est à Toi,
disposes-en selon ton entière volonté.
Donne-moi de t'aimer;
donne-moi cette grâce, elle me suffit.





Dix minutes et dix étapes pour le soir (relecture de journée )


Je me prépare, je demande, je remercie, je reconnais, je confie.


1. Je choisis le bon endroit et, quelques pas avant «d’entrer» dans ce lieu, je me prépare pour la prière.


2. Je prends conscience que je suis dans la présence aimante du Père, du Fils et du Saint-Esprit.


3. Je prie l'Esprit Saint pour avoir l’intelligence et l’énergie qui feront de cet examen une œuvre de la grâce, guidée par lui, me permettant de déceler son action en moi tout le long de cette journée.


4. Je regarde Jésus dans les yeux et je me sens accueilli avec cœur par la chaleur de son regard


5. Je considère mon cœur tel qu’il est à la fin de cette journée et je dis au Seigneur ce que je ressens.


6. Je remercie le Seigneur pour les chemins par lesquels il a ouvert mon cœur à sa vie, sa joie et sa paix en ce jour. Qu'a-t-il fait de l’offrande de ma vie, ce cadeau que je lui ai apporté au début de la journée ? (plutôt que de vérifier ce que j'ai fait à tort, je regarde ce qu’il a fait de juste, et ce que nous avons fait ensemble!).


7. De quelle façon ai-je été un obstacle à la vie de Dieu en moi? Certains de mes choix ne relevaient pas du bon esprit. Je demande au Dieu qui pardonne de me toucher pour me guérir, lui qui, avec amour et respect pour moi, supprime les charges de mon cœur.


8. Je me tourne vers le jour suivant et je planifie concrètement, avec Dieu, comment le vivre en accord avec son désir d'amour pour ma vie. Mettant toute mon espérance en Lui seul, je prévois mon offrande d'un jour nouveau pour le lendemain.


9. Avant de me mettre au lit, je sens la main aimante de Jésus sur mon front, me bénissant pour un bon sommeil.


10. Je fais un clin d’œil à Marie, je mets ma vie dans son cœur et je termine ma prière au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.







SPIRITUALITE POUR LA MISSION

«Je vous exhorte donc, frères, par la grâce de Dieu, d’ offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu, le culte conforme à la Parole ». (Romains 12:1)


L'Apostolat de la Prière (AP) nous offre un moyen concret de vivre les dimensions ecclésiale, missionnaire et eucharistique de notre vie chrétienne. L'offrande quotidienne de l'AP est une excellente façon de commencer la journée par une réponse rapide au Christ qui m’appelle à sa suite.


Né en 1844 parmi de jeunes jésuites dans le sud de la France, l'AP se présente comme une réponse spirituelle à l'élan missionnaire de ces jeunes gens à une période où ils étaient contraints de rester sur place pour étudier. Une question les taraudait : comment aider tout de suite, les missionnaires déjà envoyés au loin, sans attendre leur propre départ? Comment leur vie actuelle, axée sur l’étude, pouvait-elle devenir utile à l'œuvre d’annonce de l'Evangile aux limites des frontières de la foi ? L'AP leur a montré comment ils pouvaient devenir des apôtres par la prière et par l'offrande quotidienne de leurs vies. Leurs tâches quotidiennes, leurs prières, leurs désirs, voire leurs souffrances et leurs limites, devenaient utiles à l'Église parce qu’ils se trouvaient connectés à Jésus. Ils firent l’expérience que toute leur vie, jusque dans ses moindres détails, était en soi une mission. Tout faire pour Dieu, avec Dieu et à la manière de Dieu, serait leur contribution la meilleure à la mission de l'Eglise tout entière. Aussi simple que cela. Et aussi grand que cela. Tout pour Dieu. Sanctifier toute la journée. Aimer et servir en toutes choses.


L’Apostolat de la Prière c’est un esprit dans lequel nous sommes invités à vivre, ou bien une voie spirituelle, utile à tous les chrétiens, de tous les mouvements et de toutes les spiritualités. Il n'est pas conçu comme un mouvement d’Eglise parmi d'autres mouvements, ou comme une spiritualité parmi d'autres spiritualités. Il ne remplace pas notre communauté chrétienne, même s’il est possible de vivre l’AP dans une communauté. Cette voie enseigne à tous les fidèles de tout âge et toute culture ou condition sociale, un moyen à la fois simple et profond pour se mettre entre les mains de Dieu toute la journée et en tout ce qu'ils font.


L'AP compte environ 40 millions de membres à travers le monde, dans plus de 70 pays, dans tous les continents.


Que doit-on faire?


La pratique de base de l'AP est l'offrande quotidienne de votre vie au Père, afin de devenir un collaborateur de la mission du Christ.


Comment puis-je m’offrir moi même?


Lorsque vous commencez votre journée, vous faîtes une prière d'offrande dans votre cœur. Vous dîtes au Seigneur que vous voulez faire tout en lui et avec lui. Vous pouvez le faire avec vos propres mots ou par le biais d'une prière proposée dite prière d’Offrande Quotidienne. L'important est de le faire à partir de votre propre cœur, en union avec le Cœur de Jésus. Avec cette prière, vous vous offrez au Père, et demandez que chaque moment de votre journée soit uni à l'offrande parfaite de Jésus, celle qui est célébrée dans la messe. Ainsi vous vous rendez disponible pour répondre à son appel dans chaque petite chose et dans toutes les dimensions de votre vie, avec la liberté intérieure que Jésus vivait dans son propre Cœur.


Comment serai-je capable de vivre cette offrande radicale?


La prière quotidienne de l’offrande est essentiellement un désir, une expression de la volonté. Nous annonçons ce que nous voulons vivre au cours de cette journée, c'est-à-dire, tout pour Dieu et tout avec Dieu. Puisque nous sommes toujours soumis à nos faiblesses, nous ne pouvons pas garantir les résultats. Pourtant, par cette prière de l'offrande, nous pouvons consciemment exprimer notre désir d'unir notre vie avec la vie de Jésus, de placer nos cœurs dans son Cœur. Rappelez-vous, le Royaume de Dieu vient à nous comme un cadeau, non pas comme le fruit de nos efforts personnels. Nous demandons ce don : puisse le Saint-Esprit nous donner la grâce de vivre ce que nous disons.


Pourquoi est-ce là une manière de vivre l’Eucharistie?


L’accueil du don, et l'offrande qui se passe dans nos cœurs, comme elle se passe aussi dans le Cœur de Jésus, est un processus dynamique eucharistique. C'est une façon de vivre l'Eucharistie, qui est en fait un programme pour la vie quotidienne, et pas seulement un "aller à la messe". La présence du Christ pour nous, c'est avant tout et en premier lieu un don, capable de transformer notre faiblesse. Nous répondons en proposant notre humble vie en union avec la vie que Jésus a offerte à son Père. Nous nous remettons entre ses mains, afin qu’il accomplisse le miracle. De même qu’un morceau de pain et une gorgée de vin peuvent devenir présence vivante de Dieu pour nous, nous devenons sa présence pour les autres. C'est pourquoi nous sommes invités à faire « ceci en mémoire de moi ». Faire quoi? Procéder dans chaque Eucharistie à une offrande de notre propre vie pour les autres. Vivre toute notre vie d’une manière eucharistique.


Peut-être l’exercice quotidien de cette offrande va mettre peu à peu en évidence une profonde incohérence intérieure, et cela va commencer à ouvrir en moi un chemin de transformation. Mais c’est Dieu seul qui peut opérer cette transformation. La prière d’offrande, faite chaque jour dans l’humilité, est une manière de prendre conscience que Dieu seul est le saint, le parfait, et que nous sommes des créatures dépendantes qui avons besoin de son amour. Le vrai sujet est donc celui du désir, il s’agit de supplier, de demander le don de son intervention. Et de prier aussi dans la joie de ceux qui ont l’espérance en lui seul, et attendent.


De quelle manière l’AP nous unit-il à l’Eglise?


Nous vivons cette offrande comme apôtres vivant leur mission de l'Église, apôtres par la prière et le service dans tout ce que nous faisons, indépendamment du lieu où nous sommes. Toutes les tâches quotidiennes de notre vie sont le terrain de notre collaboration avec le Christ. Pour exprimer notre union et notre soutien à la mission universelle de l'Eglise, l'AP nous invite à prier pour les intentions du Pape. Chaque mois, il propose deux de ses principales préoccupations, demandant aux gens de le rejoindre dans la prière. (Dans de nombreux lieux, le premier vendredi de chaque mois l'AP, dans un réseau spirituel mondial, prie tout spécialement pour ces intentions, également appelés « défis ».)


Alors, comment puis-je faire partie de l'AP?


Aucune inscription, aucun groupe, aucun frais, aucune réunion spéciale ne sont requis. Pour suivre cette voie, vivre l’AP dans votre spiritualité personnelle est suffisant, essentiellement par l'offrande quotidienne. Cela vous fait déjà entrer dans la grande famille de l’ AP dans le monde. Garder le contact avec les personnes responsable de l'AP dans votre pays, recevoir leurs informations, publications ou invitations vous aidera à rester à l'écoute. Comme il a déjà étédit, on peut toujours former des communautés AP, ou les rejoindre, là où elles se trouvent.


Permettez-moi maintenant de vous proposer un moyen pratique de faire cela tous les jours, en faisant un lien entre la Prière Quotidienne d'Offrande et notre Examen du soir, relecture du soir appelée aussi prière d’alliance. A partir de là, vous pouvez développer votre propre rituel ou une approche pour votre prière quotidienne et votre adhésion à l’AP.


(Note: la méthode suivante de la prière peut être expliquée et distribuée séparément de la première partie de ce texte)



Une prière du cœur


Dix minutes et dix étapes le matin (à faire à la maison avant de partir pour l'école ou au travail, ou à tout autre moment au cours de la matinée, dans une courte pause).


1. Je choisis un endroit qui convient et, quelques pas avant «entrer» dans ce lieu, je prends trois secondes pour préparer mon cœur à la prière.

2. Je choisis une position de mon corps pour la prière, je me calme, je respire profondément plusieurs fois.

3. Par le signe de la croix, j'ouvre mon cœur à la présence aimante du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

4. J'écoute les trompettes (le Grand Roi a donné ordre que lorsque son fils le prince, ou sa fille, la princesse, arrivent en sa présence, les trompettes sonnent - je suis libre de choisir un autre symbole pour me faire prendre conscience de la joie du Père de me recevoir ).

5. Devant le Seigneur, j'ouvre mon cœur à la nouvelle journée: Comment suis-je ce matin? (J’entre dans la prière comme je suis, heureux ou fatigué, gai ou triste, inquiet ou plein d'espoir, comme un pécheur ou comme un saint ... C’est moi tout entier qui viens.)

6. J'ouvre mon cœur à la Parole du Seigneur: Je choisis un verset (peut-être pris parmi les lectures d'aujourd'hui), je m’y penche, je laisse son œuvre se faire en moi, je dialogue avec le Seigneur.

7. J'ouvre mon cœur à l’offrande: je regarde tout ce que je vais faire aujourd'hui et je demande à Jésus d’habiter dans mon cœur toute la journée. Les mains ouvertes, j’offre ce jour au Père avec une prière d'offrande ou en utilisant mes propres mots.

8. J'ouvre mon cœur à la mission: j’exprime le souhait de collaborer aujourd’hui à la mission du Christ, à partir de ce que je suis, comme je suis, là où je suis. Je joins ma vie et ma prière à la mission et à la prière de l'Église tout entière à travers ces deux intentions que le Saint-Père nous propose:

[pour les intentions de prière de ce mois - voir www.apostleshipofprayer.net]

9. J'ouvre mon cœur à Marie, celle qui est un cœur ouvert. Je lui demande de m'accompagner pendant cette journée.

10. Je termine en remerciant le Seigneur pour cette nouvelle journée, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Deux prières d’offrande:

Dieu, notre Père, je t'offre toute ma journée.
Je t'offre mes prières, pensées,
paroles, actions, joies et souffrances
en union avec le Cœur
de ton Fils Jésus-Christ
qui continue à s'offrir à toi
dans l'Eucharistie pour le salut du monde.


Que l'Esprit Saint qui a guidé Jésus,
soit mon guide et ma force aujourd'hui
pour que je puisse témoigner de ton amour.
Prends Seigneur et reçois,
toute ma liberté, ma mémoire,
mon intelligence, et toute ma volonté,
tout ce que j'ai et possède.
Tu me l'as donné ;
à Toi, Seigneur, je le rends.
Tout est à Toi,
disposes-en selon ton entière volonté.
Donne-moi de t'aimer ;
donne-moi cette grâce, elle me suffit.


(Saint Ignace de Loyola)




Dix minutes et dix étapes pour le soir (relecture de journée)


Je me prépare, je demande, je remercie, je reconnais, je confie.


1. Je choisis le bon endroit et, quelques pas avant «d’entrer» dans ce lieu, je me prépare pour la prière.

2. Je prends conscience que je suis dans la présence aimante du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

3. Je prie l'Esprit Saint pour avoir l’intelligence et l’énergie qui feront de cet examen une œuvre de la grâce, guidée par lui, me permettant de déceler son action en moi tout le long de cette journée.

4. Je regarde Jésus dans les yeux et je me sens accueilli avec cœur par la chaleur de son regard

5. Je considère mon cœur tel qu’il est à la fin de cette journée et je dis au Seigneur ce que je ressens.

6. Je remercie le Seigneur pour les chemins par lesquels il a ouvert mon cœur à sa vie, sa joie et sa paix en ce jour. Qu'a-t-il fait de l’offrande de ma vie, ce cadeau que je lui ai apporté au début de la journée? (plutôt que de vérifier ce que j'ai fait à tort, je regarde ce qu’il a fait de juste, et ce que nous avons fait ensemble!).

7. De quelle façon ai-je été un obstacle à la vie de Dieu en moi? Certains de mes choix ne relevaient pas du bon esprit. Je demande au Dieu qui pardonne de me toucher pour me guérir, lui qui, avec amour et respect pour moi, supprime les charges de mon cœur.

8. Je me tourne vers le jour suivant et je planifie concrètement, avec Dieu, comment le vivre en accord avec son désir d'amour pour ma vie. Mettant toute mon espérance en Lui seul, je prévois mon offrande d'un jour nouveau pour le lendemain.

9. Avant de me mettre au lit, je sens la main aimante de Jésus sur mon front, me bénissant pour un bon sommeil.

10. Je fais un clin d’œil à Marie, je mets ma vie dans son cœur et je termine ma prière au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.


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