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 Editorial
Chers amis et amies,
Je vous salue dans la joie du Seigneur Ressuscité … en espérant que vous allez bien et soyez bien animés dans notre mission commune et notre vocation au service de l’Église et du Saint Père !
Je vous offre les commentaires aux intentions du Pape pour la première moitie du 2011, de janvier à avril. La deuxième partie arrivera les premiers jours du mois d’octobre.
Pour chaque intention générale il y a des Textes du Magistère, un Commentaire Pastoral, des Textes Bibliques pour la Célébration et des Questions pour la Réflexion. Cependant, pour les intentions missionnaires, je vous offre des Textes du Magistère et des « Points Pastoraux », c'est-à-dire, des idées à prendre en considération, mais il ne s’agit pas d’un commentaire unique.
Les commentaires de la deuxième partie de l’année seront différents, dans le sens qu’ils seront préparés par des spécialistes dans chaque thème, en nous donnant une majeur profondeur.
J’espère que ce matériel vous sera utile pour inviter davantage et lancer des défis aux chrétiens, à fin qu’ils deviennent de vrais apôtres par la prière et le service.
Je vous souhaite une belle mission, unis dans le Cœur de Jésus.
P. Claudio Barriga, S.J.
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INTENTION GENERAL - JANVIER
Pour que les richesses de la création soient préservées, valorisées et rendues disponibles pour tous,
comme don précieux de Dieu aux hommes.
4. Bien qu’évitant d’entrer dans des solutions techniques spécifiques, l’Église, «experte en humanité», s’empresse de rappeler avec force l’attention sur la relation entre le Créateur, l’être humain et la création. En 1990, Jean-Paul II parlait de «crise écologique» et, en soulignant que celle-ci avait un caractère principalement éthique, il indiquait «la nécessité morale urgente d’une solidarité nouvelle».[7] Cet appel est encore plus pressant aujourd’hui, face aux manifestations croissantes d’une crise qu’il serait irresponsable de ne pas prendre sérieusement en considération. Comment demeurer indifférents face aux problématiques qui découlent de phénomènes tels que les changements climatiques, la désertification, la dégradation et la perte de productivité de vastes surfaces agricoles, la pollution des fleuves et des nappes phréatiques, l’appauvrissement de la biodiversité, l’augmentation des phénomènes naturels extrêmes, le déboisement des zones équatoriales et tropicales? Comment négliger le phénomène grandissant de ce qu’on appelle les «réfugiés de l’environnement»: ces personnes qui, à cause de la dégradation de l’environnement où elles vivent, doivent l’abandonner – souvent en même temps que leurs biens – pour affronter les dangers et les inconnues d’un déplacement forcé? Comment ne pas réagir face aux conflits réels et potentiels liés à l’accès aux ressources naturelles? Toutes ces questions ont un profond impact sur l’exercice des droits humains, comme par exemple le droit à la vie, à l’alimentation, à la santé, au développement.
5. Toutefois, il faut considérer que la crise écologique ne peut être appréhendée séparément des questions qui s’y rattachent, étant profondément liée au concept même de développement et à la vision de l’homme et de ses relations avec ses semblables et avec la création. Il est donc sage d’opérer une révision profonde et perspicace du modèle de développement, et de réfléchir également sur le sens de l’économie et de ses objectifs, pour en corriger les dysfonctionnements et les déséquilibres. L’état de santé écologique de la planète l’exige; la crise culturelle et morale de l’homme le requiert aussi et plus encore, crise dont les symptômes sont évidents depuis un certain temps partout dans le monde.[8] L’humanité a besoin d’un profond renouvellement culturel; elle a besoin de redécouvrir les valeurs qui constituent le fondement solide sur lequel bâtir un avenir meilleur pour tous. Les situations de crise qu’elle traverse actuellement – de nature économique, alimentaire, environnementale ou sociale – sont, au fond, aussi des crises morales liées les unes aux autres. Elles obligent à repenser le cheminement commun des hommes. Elles contraignent, en particulier, à adopter une manière de vivre basée sur la sobriété et la solidarité, avec de nouvelles règles et des formes d’engagement s’appuyant avec confiance et avec courage sur les expériences positives faites et rejetant avec décision celles qui sont négatives. Ainsi seulement, la crise actuelle devient-elle une occasion de discernement et de nouvelle planification.
[...]
7. Malheureusement, on doit constater qu’une multitude de personnes, dans divers pays et régions de la planète, connaissent des difficultés toujours plus grandes à cause de la négligence ou du refus de beaucoup de veiller de façon responsable sur l’environnement. Le Concile œcuménique Vatican II a rappelé que «Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage de tous les hommes et de tous les peuples».[14] L’héritage de la création appartient donc à l’humanité tout entière. Par contre, le rythme actuel d’exploitation met sérieusement en danger la disponibilité de certaines ressources naturelles non seulement pour la génération présente, mais surtout pour les générations futures.[15] Il n’est pas difficile dès lors de constater que la dégradation de l’environnement est souvent le résultat du manque de projets politiques à long terme ou de la poursuite d’intérêts économiques aveugles, qui se transforment, malheureusement, en une sérieuse menace envers la création. Pour contrer ce phénomène, en s’appuyant sur le fait que «toute décision économique a une conséquence de caractère moral»,[16] il est aussi nécessaire que l’activité économique respecte davantage l’environnement. Quand on utilise des ressources naturelles, il faut se préoccuper de leur sauvegarde, en en prévoyant aussi les coûts – en termes environnementaux et sociaux –, qui sont à évaluer comme un aspect essentiel des coûts mêmes de l’activité économique. Il revient à la communauté internationale et aux gouvernements de chaque pays de donner de justes indications pour s’opposer de manière efficace aux modes d’exploitation de l’environnement qui lui sont nuisibles. Pour protéger l’environnement, pour sauvegarder les ressources et le climat, il convient, d’une part, d’agir dans le respect de normes bien définies, également du point de vue juridique et économique, et, d’autre part, de tenir compte de la solidarité due à ceux qui habitent les régions plus pauvres de la terre et aux générations futures.
[...]
11. Il apparaît toujours plus clairement que le thème de la dégradation environnementale met en cause les comportements de chacun de nous, les styles de vie et les modèles de consommation et de production actuellement dominants, souvent indéfendables du point de vue social, environnemental et même économique. Un changement effectif de mentalité qui pousse chacun à adopter de nouveaux styles de vie, selon lesquels «les éléments qui déterminent les choix de consommation, d’épargne et d’investissement soient la recherche du vrai, du beau et du bon, ainsi que la communion avec les autres hommes pour une croissance commune»,[26] devient désormais indispensable. On doit toujours plus éduquer à construire la paix à partir de choix de grande envergure au niveau personnel, familial, communautaire et politique. Nous sommes tous responsables de la protection et du soin de la création. Cette responsabilité ne connaît pas de frontières. Selon le principe de subsidiarité, il est important que chacun s’engage à son propre niveau, travaillant afin que soit dépassée la suprématie des intérêts particuliers. Un rôle de sensibilisation et de formation incombe en particulier aux divers sujets de la société civile et aux Organisations non-gouvernementales, qui se dépensent avec détermination et générosité à l’expansion d’une responsabilité écologique, qui devrait être toujours plus attachée au respect de «l’écologie humaine». Il faut, en outre, rappeler la responsabilité des médias dans ce domaine en proposant des modèles positifs dont on puisse s’inspirer. S’occuper de l’environnement demande donc une vision large et globale du monde; un effort commun et responsable pour passer d’une logique centrée sur l’intérêt nationaliste égoïste à une vision qui embrasse toujours les besoins de tous les peuples. On ne peut rester indifférents à ce qui arrive autour de nous, parce que la détérioration de n’importe quelle partie de la planète retomberait sur tous. Les relations entre les personnes, les groupes sociaux et les États, comme entre l’homme et l’environnement, sont appelées à prendre le style du respect et de la «charité dans la vérité». Dans ce vaste contexte, il est plus que jamais souhaitable que les efforts de la communauté internationale visant à obtenir un désarmement progressif et un monde privé d’armes nucléaires – dont la seule présence menace la vie de la planète et le processus de développement intégral de l’humanité actuelle et future – se concrétisent et trouvent un consensus.
[...]
14. Si tu veux construire la paix, protège la création. La recherche de la paix de la part de tous les hommes de bonne volonté sera sans nul doute facilitée par la reconnaissance commune du rapport indissoluble qui existe entre Dieu, les êtres humains et la création tout entière. Les chrétiens, illuminés par la Révélation divine et suivant la Tradition de l’Église, offrent leur contribution propre. Ils considèrent le cosmos et ses merveilles à la lumière de l’œuvre créatrice du Père et rédemptrice du Christ qui, par sa mort et sa résurrection, a «tout réconcilié […] sur la terre et dans les cieux» (Col 1, 20) avec Dieu. Le Christ, crucifié et ressuscité, a fait don à l’humanité de son Esprit sanctificateur, qui conduit le cours de l’histoire, dans l’attente du jour où le retour glorieux du Seigneur inaugurera «un ciel nouveau et une terre nouvelle» (2 P 3, 13) où résideront pour toujours la justice et la paix. Toute personne a donc le devoir de protéger l’environnement naturel pour construire un monde pacifique. C’est là un défi urgent à relever par un engagement commun renouvelé. C’est aussi une opportunité providentielle pour offrir aux nouvelles générations la perspective d’un avenir meilleur pour tous. Que les responsables des nations et tous ceux qui, à tous les niveaux, prennent à cœur les destinées de l’humanité en soient conscients: la sauvegarde de la création et la réalisation de la paix sont des réalités étroitement liées entre elles! C’est pourquoi, j’invite tous les croyants à élever leur fervente prière vers Dieu, Créateur tout-puissant et Père miséricordieux, afin qu’au cœur de tout homme et de toute femme résonne, soit accueilli et vécu cet appel pressant: Si tu veux construire la paix, protège la création.
BENOÎT XVI
MESSAGE POUR LA CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX
8 décembre 2009
© Copyright 2007 - Libreria Editrice Vaticana
Texte intégral:
BENOÎT XVI - MESSAGE POUR LA CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX - 8 décembre 2009
COMMENTAIRE PASTORAL
Il y a toujours eu des désastres naturels ayant causé des dommages et des ravages dans la population humaine. La différence entre la situation actuelle et les antérieures consiste en ce que nous commençons à prendre conscience du fait que beaucoup des maux climatiques qui nous affectent relèvent de causes humaines. Le pouvoir de l’homme sur la nature est aujourd’hui, pour la première fois dans l’histoire, une menace pour sa propre survie. Cette conviction, claire chez les hommes de science, a gagné du terrain parmi les dirigeants politiques, bien qu’il s’en trouve encore pour nier la validité des conclusions qui attribuent le réchauffement global et les changements climatiques à des causes humaines. Prendre soin de la création, dit le pape Benoît dans son message de l’An Nouveau 2010, « est devenu aujourd’hui essentiel pour la coexistence pacifique de l’humanité. » (1). Mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, comme le démontre l’échec du sommet écologique de Copenhague en décembre 2009, où les intérêts économiques des nations les plus puissantes ont primé, empêchant ainsi d’atteindre des accords plus significatifs. La réunion a constitué une désillusion mondiale qui coûtera cher, au dépens de toute l’espèce humaine.
Ce mois-ci, l’intention de prière du Pape en appelle à notre responsabilité de sauvegarder la création pour les générations à venir. Il nous dit qu’il manque « une révision profonde, une vision d’avenir du modèle de développement, ainsi qu’une réflexion sur le sens et la finalité de l’économie, dans l’intention d’en corriger les dysfonctionnements et les distorsions » (5), et qui exhorte en même temps à un changement de mentalité et à une révision de nos styles de vie (cf. 11).
Aujourd’hui, le discours en faveur de la justice sociale inclut nécessairement le thème écologique ; aujourd’hui, le thème écologique ne saurait laisser à l’écart la promotion de la justice. Tous deux se conditionnent mutuellement, comme l’enseigne la doctrine sociale de l’Eglise. Nous constatons que les nations qui consomment le plus et qui par conséquent contaminent davantage ne sont pas celles qui souffrent le plus des dommages causés à la création. Ce sont comme toujours les pauvres, qui ont moins de possibilités de se défendre des altérations climatiques, qui en paient les conséquences, à de très hauts prix. Voici seulement à titre d’exemple : dans les régions du monde affectées par les cyclones, il y eut l’an dernier quatre fois plus de tempêtes et de typhons qu’il n’y en avait d’habitude jusqu’à quelques années d’ici. Un autre exemple est le déchargement de résidus toxiques, interdit dans la législation des pays riches, qui se fait de façon clandestine dans des pays pauvres où la corruption favorise la transgression des lois locales. Il en va de même de la déforestation illégale de vastes extensions dans des pays pauvres. La fuite tragique de pétrole dans le Golfe du Mexique il y a quelques mois a mis en évidence la fragilité de notre défense face à ce type de désastres.
Le thème écologique est aujourd’hui inéluctable dans l’agenda politique, culturel, artistique… tout comme dans l’agenda religieux et ecclésial. Il est présent dans la lutte des chrétiens pour un monde plus juste, dans le dialogue oecuménique, ainsi que dans nos programmes de formation, etc. Nous n’en voulons pour preuve que le nombre et la fréquence croissante des déclarations du Pape et des évêques sur ce thème.
Des mouvements mondiaux destinés à alerter les consciences sur la contamination et la surexploitation de la création sont nés, comme par exemple « L’heure de la planète », consistant à éteindre la lumière pendant une heure à partir de 20h30. Le 27 mars 2010, 121 pays y ont adhéré. L’idée de nous joindre à ces initiatives n’est certes pas mauvaise.
Prions ce mois-ci avec le Saint-Père pour unir notre force spirituelle aux très nombreuses personnes qui luttent pour défendre la beauté de notre création à l’usage de tous, et spécialement de ceux qui viendront après nous.
QUESTIONS DE REFLEXION INDIVIDUELLE
ET EN GROUPE
Comment éduquons-nous les nouvelles générations à prendre soin de la nature ?
Quelles mesures pratiques, domestiques, avons-nous pris ou pouvons-nous prendre pour économiser de l’énergie et prendre soin de la nature ?
Comment contribuons-nous en tant que chrétiens et en tant que membres de l’Apostolat de la Prière à créer une conscience mondiale des graves conséquences pour tous si nous ne prenons pas soin de la planète ?
TEXTES BIBLIQUES POUR LA CELEBRATION
Gn 1,1-2,4 : Premier récit de la création
Rm 8,19-23 : « Nous savons, en effet, que maintenant encore la création tout entière gémit et souffre les douleurs de l’enfantement » : observons la profonde solidarité existant entre l’être humain et la création.
Ap 21,1-5 : La création nouvelle « Je fais toutes choses neuves ».
INTENTION MISSIONNAIRE
Pour que les chrétiens puissent parvenir à la pleine unité, en témoignant à tout le genre humain la
paternité universelle de Dieu.
Le choix du thème de la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens de cette année, à savoir l'incitation à un témoignage commun du Christ ressuscité selon le mandat qu'il a confié à ses disciples, est lié au souvenir du centième anniversaire de la Conférence missionnaire d'Edimbourg en Ecosse, qui est considérée par beaucoup comme un événement déterminant pour la naissance du mouvement œcuménique moderne. Au cours de l'été 1910, dans la capitale écossaise, se rencontrèrent plus de mille missionnaires, appartenant à diverses branches du protestantisme et de l'anglicanisme, auxquels s'unit un invité orthodoxe, pour réfléchir ensemble sur la nécessité de parvenir à l'unité pour annoncer de manière crédible l'Evangile de Jésus Christ. En effet, c'est précisément le désir d'annoncer le Christ aux autres et d'apporter au monde son message de réconciliation qui fait faire l'expérience de la contradiction de la division des chrétiens. En effet, comment les incrédules pourront-ils accueillir l'annonce de l'Evangile si les chrétiens, bien qu'ils se réclament tous du même Christ, sont en désaccord entre eux? Du reste, comme nous le savons, le Maître lui-même, au terme de la Dernière Cène, avait prié le Père pour ses disciples: "Que tous soient un... afin que le monde croie" (Jn 17, 21). La communion et l'unité des disciples du Christ est, donc, une condition particulièrement importante pour une plus grande crédibilité et efficacité de leur témoignage.
A un siècle de distance de l'événement d'Edimbourg, l'intuition de ces courageux précurseurs est encore tout à fait actuelle. Dans un monde marqué par l'indifférence religieuse, et même par une aversion croissante à l'égard de la foi chrétienne, une nouvelle et intense activité d'évangélisation est nécessaire, non seulement parmi les peuples qui n'ont jamais connu l'Evangile, mais aussi auprès de ceux chez qui le christianisme s'est répandu et où il fait partie de leur histoire. Malheureusement, les questions qui nous séparent les uns des autres, ne manquent pas et nous souhaitons qu'elles puissent être surmontées à travers la prière et le dialogue, mais il y a un contenu central du message du Christ que nous pouvons annoncer tous ensemble: la paternité de Dieu, la victoire du Christ sur le péché et sur la mort à travers sa croix et sa résurrection, la confiance dans l'action transformatrice de l'Esprit. Tandis que nous sommes en chemin vers la pleine communion, nous sommes appelés à offrir un témoignage commun face aux défis toujours plus complexes de notre temps, tels que la sécularisation et l'indifférence, le relativisme et l'hédonisme, les délicats thèmes éthiques concernant le début et la fin de la vie, les limites de la science et de la technologie, le dialogue avec les autres traditions religieuses. Il y a ensuite d'autres domaines dans lesquels nous devons dès à présent apporter un témoignage commun: la sauvegarde de la Création, la promotion du bien commun et de la paix, la défense de la place centrale de la personne humaine, l'engagement pour l'emporter sur les malheurs de notre époque, tels que la faim, l'indigence, l'analphabétisme, la distribution non équitable des biens.
L'engagement pour l'unité des chrétiens n'est pas seulement le devoir de quelques-uns, ni une activité accessoire pour la vie de l'Eglise. Chacun est appelé à apporter sa contribution pour accomplir ces pas qui conduisent vers la pleine communion entre tous les disciples du Christ, sans jamais oublier qu'elle est avant tout un don de Dieu qu'il faut invoquer constamment. En effet, la force qui promeut l'unité et la mission découle de la rencontre féconde et passionnante avec le Ressuscité, comme il advint pour saint Paul sur le chemin de Damas et pour les Onze et les autres disciples réunis à Jérusalem. Que la Vierge Marie, Mère de l'Eglise, fasse en sorte que puisse au plus tôt se réaliser le désir de Son Fils: "Que tous soient un... afin que le monde croie" (Jn 17, 21). Amen!
BENOÎT XVI
HOMÉLIE - Fête de la conversion de l'apôtre Paul Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs
25 janvier 2010
© Copyright 2010 - Libreria Editrice Vaticana
Texte intégral:
BENOÎT XVI - HOMÉLIE - Fête de la conversion de l'apôtre Paul Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs - 25 janvier 2010
POINTS PASTORAUX
• Voir Jn 17,21 « afin que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi » : l’unité des chrétiens des différentes cultures est un signe de la paternité du Dieu unique sur toutes les nations, et c’est une grâce en ces temps où croissent les divisions, l’intolérance, les luttes religieuses.
• La division des chrétiens entre eux est un anti-témoignage. Visite le site international de Taizé, une communauté oecuménique fondée en France par le frère Roger, qui continue de porter un témoignage prophétique d’unité entre les chrétiens et de renouveau spirituel : http://www.taize.fr/fr
• Très souvent, l’unité religieuse se vit dans le quartier, à petite échelle, entre voisins, au moment où les déclarations d’unité au niveau officiel et hiérarchique sont plutôt rares et de portée limitée. Parmi les plus récentes, citons:
- L’accord de 1997 avec l’Eglise orthodoxe sur la primauté de l’évêque de Rome.
- La Déclaration conjointe sur la doctrine de la justification avec les luthériens en 1999.
- Un document commun sur la signification du dimanche a été présenté, le 2 mars à Ratisbonne (Allemagne) par la Commission conjointe de l'épiscopat allemand et de l'Eglise orthodoxe en Allemagne, a rapporté L'Osservatore Romano dans son édition du 5 mars.
Intitulé L'année ecclésiastique dans la tradition de l'Orient et de l'Occident - Le dimanche, jour de fête d'origine des chrétiens
• La culture, ambiance ou le climat d’unité part de chacun de nous et doit se propager vers notre groupe familial, notre voisinage, notre groupe d’amis et notre communauté. Si chacun des millions de membres de l’AP nous unissons ce mois-ci autour de cette aspiration, avec toute la force de notre prière et de notre offrande quotidienne, nous pourrons contribuer à la croissance de cette unité à travers des actions solidaires concrètes, dans le respect de ceux qui pensent différemment et qui ont un mode de vie distinct.
- Face à un monde toujours plus sécularisé et indifférent devant Dieu, si ce n’est hostile…
- face à la croissance du fanatisme et de l’intolérance de la part de groupes qui se disent très religieux…
- face aux graves défis de la pauvreté inhumaine et aux graves injustices du monde…
… le manque d’unité entre les suivants du Christ des différentes dénominations s’avère de plus en plus absurde et dépourvu de sens.
• ROME, Dimanche 14 mars 2010 (ZENIT.org) - Benoît XVI réaffirme la marche des chrétiens vers l'unité, mais en même temps que seul le Christ peut donner aux baptisés cette unité désirée.
« Nous entendons tant de lamentations qu'il n'y a plus de nouveaux développements dans l'œcuménisme, mais nous devons dire - et nous pouvons le dire avec beaucoup de gratitude - qu'il y a déjà tant d'éléments d'unité. Que nous soyons présents ensemble par exemple, en ce dimanche du « Laetare », que nous chantions ensemble, que nous écoutions la Parole de Dieu, que nous nous écoutions les uns les autres en regardant tous ensemble vers l'unique Christ, et ainsi, en rendant témoignage à l'unique Christ, nous devons dire plus clairement que, en toute discussion, notre premier point de référence doit être la joie et l'espérance que nous vivons déjà, et l'espérance que cette unité puisse être plus profonde ».
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INTENTION GENERAL - FEVRIER
Pour que la famille soit respectée par tous dans son identité, et que soit reconnue sa contribution
irremplaçable en faveur de la société toute entière.
3. La famille est un fondement indispensable pour la société et pour les peuples, et également un bien irremplaçable pour les enfants, dignes de venir au monde comme un fruit de l'amour, du don total et généreux des parents. Comme Jésus l'a souligné, en honorant la Vierge Marie et saint Joseph, la famille occupe une place fondamentale dans l'éducation de la personne. Elle est une véritable école d'humanité et de valeurs éternelles. Personne ne s'est donné la vie tout seul. C'est d'autres personnes que nous avons reçu la vie, qui se développe et mûrit avec les vérités et les valeurs que nous apprenons dans la relation et dans la communion avec les autres. Dans ce sens, la famille fondée sur le mariage indissoluble entre un homme et une femme exprime cette dimension relationnelle, filiale et communautaire, et elle est le milieu dans lequel l'homme peut naître avec dignité et croître et se développer de manière intégrale (cf. Homélie lors de la Messe de la v Rencontre mondiale des familles, Valence, 9 juillet 2006).
Ce travail éducatif se heurte cependant à un concept trompeur de liberté, dans lequel le caprice et les impulsions subjectives de l'individu sont exaltés au point de laisser chacun enfermé dans la prison du propre moi. La véritable liberté de l'être humain provient du fait d'avoir été créé à l'image et à la ressemblance de Dieu, elle doit donc être exercée avec responsabilité en optant toujours pour le bien authentique, afin qu'elle se convertisse en amour, en don de soi. Dans ce but, plus que les théories, c'est la proximité et l'amour caractéristiques de la communauté familiale qui sont nécessaires. C'est dans le foyer domestique que l'on apprend à vivre véritablement, à valoriser la vie et la santé, la liberté et la paix, la justice et la vérité, le travail, la concorde et le respect.
4. Aujourd'hui plus que jamais, le témoignage et l'engagement public de tous les baptisés sont nécessaires pour réaffirmer la dignité et la valeur unique et irremplaçable de la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme et ouvert à la vie, et également de la vie humaine à toutes ses étapes. Il faut par ailleurs promouvoir des mesures législatives et administratives pour soutenir les familles dans leurs droits inaliénables, dont elles ont besoin pour réaliser leur mission extraordinaire. Les témoignages présentés lors de la célébration d'hier montrent qu'aujourd'hui également, la famille peut rester solide dans l'amour de Dieu et renouveler l'humanité au cours du nouveau millénaire.
BENOÎT XVI
DISCOURS AU TERME DE LA MESSE DE CONCLUSION
DE LA VI RENCONTRE MONDIALE DES FAMILLES À MEXICO
18 janvier 2009
© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana
Voir aussi:
BENOÎT XVI - DISCOURS AUX PARTICIPANTS À L’ASSEMBLÉE PLENIÈRE DU CONSEIL PONTIFICAL POUR LA FAMILLE - 13 mai 2006
BENOÎT XVI - HOMÉLIE À L'OCCASION DE LA V RENCONTRE MONDIALE DES FAMILLES - VALENCE (ESPAGNE) - 9 juillet 2006
COMMENTAIRE PASTORAL
Si la famille, cellule de base de la société, est abîmée ou affaiblie, toute la société s’abîme ou s’affaiblit. Le respect du rôle central que joue l’institution familiale en sa contribution à la société humaine toute entière constitue le thème de prière que le Saint-Père nous rappelle ce mois-ci.
L’on constate aujourd’hui, particulièrement dans la culture occidentale, une crise d’identité de la famille. Qu’est-ce que nous pouvons appeler famille ? Outre le « modèle traditionnel », il y a celles de type monoparental (vivre seulement avec le père ou la mère), il y a celles qui sont le fruit de nouvelles unions : Vivre avec ma mère et son second mari ou avec les frères/soeurs du mari de ma mère, et autres enfants de ma mère et de son nouveau mari, etc. Je peux vivre avec ma mère, alors qu’une partie de mes frères vit avec mon premier père. Aujourd’hui, l’on peut même avoir des parents homosexuels. Le faible taux de natalité qui se vérifie en tant de pays occidentaux est un autre indicateur du manque de confiance dans la vie, dans la société et dans la famille.
S’il y a une crise dans la famille, c’est aussi parce qu’il y a une crise de la paternité. Quel est le rôle du père et de la mère ? Quelle relation doit-on avoir avec les enfants et quelle éducation doit-on leur donner ? Comment définissons une famille aujourd’hui ? Pour nous, elle se base sur la relation entre un homme et une femme, mais aujourd’hui, il y a ceux qui défendent d’autres modèles.
Une famille dépourvue de stabilité dans ses relations affectives n’est pas capable de fournir une éducation basée sur les valeurs évangéliques et ne pourra pas aider la société. Du sein de familles porteuses de certaines valeurs sortent des leaders politiques, sociaux et religieux pourvus eux aussi de certaines valeurs. La famille est le lieu où l’on doit apprendre à vivre l’amour inconditionnel, image de l’amour de Dieu. En réalité, la famille se convertit très souvent en un lieu où l’on rencontre la souffrance et où l’on fait du tort aux personnes aimées. Il est nécessaire d’exercer le pardon, le dialogue basé sur l’amour, l’acceptation et la compréhension inconditionnelle qui peuvent guérir et cicatriser. Ce défi difficile fait de la famille un lieu exceptionnel d’apprentissage et de préparation à la vie.
Dans l’Eglise, beaucoup d’initiatives sont prises au niveau local, dans les paroisses, les mouvements et les collèges pour fortifier les familles : les catéchèses pré-sacramentelles, spécialement la catéchèse pré-matrimoniale ; les rencontres matrimoniales ; les cours pour les parents ; les promenades familiales ; les propositions de prière en famille, etc. En même temps, c’est la tâche des gouvernements civils, indépendamment de leurs positions religieuses, d’appuyer l’institution familiale à travers des législations adéquates et des mesures effectives. Nous voyons aujourd’hui, d’une façon regrettable, de nombreux exemples du contraire dans les gouvernements de beaucoup de pays, surtout en Europe. Des lois sur l’avortement, le divorce, la contraception, les mariages homosexuels et autres sont un attentat à la famille ; elles constituent un grave aveuglement et auront des conséquences néfastes pour les nouvelles générations.
Ne cessons pas de prier intensément ce mois-ci, avec le Saint-Père, pour cette question délicate et fondamentale. Demandons-nous ce que nous faisons et ce que nous pourrions faire de plus pour appuyer la famille. Invoquons l’inspiration de la Sainte Famille de Nazareth, qui nous offre un modèle familial de simplicité, de travail, d’unité… où Dieu se sent chez lui.
QUESTIONS DE REFLEXION INDIVIDUELLE
ET EN GROUPE
Quels exemples pouvons-nous fournir de mesures pratiques, domestiques, qui favorisent un milieu familial aidant tous ses membres à se rencontrer, à dialoguer, à grandir (telles que, par exemple, le contrôle de la TV ou Internet, les promenades familiales, etc.) ?
Quel est le rôle de la société civile dans l’attention réservée à l’institution familiale et dans sa promotion ? Que pouvons-nous faire, quant à nous, pour promouvoir dans notre ville et dans notre pays la vision chrétienne de la famille ?
« Une famille qui prie unie demeure unie » avons-nous entendu dire. Quelles méthodes concrètes mettons-nous en oeuvre pour promouvoir la prière en famille, de façon à intéresser et à insérer tous les membres du foyer ?
TEXTES BIBLIQUES POUR LA CELEBRATION
Mt 2,41-51 L’enfant Jésus au temple
Col 3,12-21 L’amour dans la famille chrétienne
Mt 19,1-12 Enseignements sur le mariage
INTENTION MISSIONNAIRE - FEVRIER
Pour que, dans les terres de mission où le plus urgent est la lutte contre la maladie, les communautés
chrétiennes sachent témoigner de la présence du Christ auprès des personnes qui souffrent.
J’ai vivement souhaité passer ces moments avec vous et je suis heureux de pouvoir vous saluer chers frères et sœurs qui portez le poids de la maladie et de la souffrance. Dans cette douleur, vous n’êtes pas seuls, car le Christ lui-même est solidaire de tous ceux qui souffrent. Il révèle aux malades et aux infirmes la place qu’ils ont dans le cœur de Dieu et dans la société. L’évangéliste Marc nous donne en exemple la guérison de la belle-mère de Pierre : « Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade, est-il écrit. Jésus s’approcha d’elle, la prit par la main, et la fit lever » (Mc 1, 30-31). Dans ce passage de l’Évangile, nous voyons Jésus vivre une journée auprès des malades pour les soulager. Il nous montre ainsi, par des gestes concrets, sa tendresse et sa bienveillance fraternelles pour tous ceux qui ont le cœur brisé et le corps blessé.
Depuis ce Centre qui porte le nom du Cardinal Paul-Émile Léger, fils du Canada, qui était venu chez vous pour soulager les corps et les âmes, je n’oublie pas ceux qui, chez eux, dans les hôpitaux, dans des établissements spécialisés ou des dispensaires, sont porteurs d’un handicap, qu’il soit moteur ou mental, ni ceux qui portent dans leur chair la trace de violences et de guerres. Je pense aussi à tous les malades et, spécialement ici, en Afrique, à ceux qui sont victimes de maladies comme le sida, le paludisme et la tuberculose. Je sais combien chez vous l’Église catholique est fortement engagée dans une lutte efficace contre ces terribles fléaux, je l’encourage à poursuivre avec détermination cette œuvre si urgente. À vous qui êtes éprouvés par la maladie et la souffrance, à toutes vos familles, je souhaite apporter de la part du Seigneur un peu de réconfort, vous redire mon soutien, et vous inviter à vous tourner vers le Christ et vers Marie qu’il nous a donnée pour Mère. Elle a connu la douleur, et elle a suivi son Fils sur le chemin du Calvaire, en conservant dans son cœur l’amour même que Jésus est venu apporter à tous les hommes.
Devant la souffrance, la maladie et la mort, l’homme est tenté de crier sous l’effet de la douleur, comme le fit Job, dont le nom signifie ‘ souffrant ’ (cf. Grégoire le Grand, Moralia in Job, I, 1, 15). Jésus lui-même a crié, peu avant de mourir (cf. Mc 15, 37 ; He 5, 7). Quand notre condition se dégrade, l’angoisse augmente ; certains sont tentés de douter de la présence de Dieu dans leur existence. Job, au contraire, est conscient de la présence de Dieu dans sa vie ; son cri ne se fait pas révolte, mais, du plus profond de son malheur, il fait monter sa confiance (cf. Job 19 ; 42, 2-6). Ses amis, comme chacun de nous face à la souffrance d’un être cher, s’efforcent de le consoler, mais ils emploient des mots creux et vides.
Face aux tourments, nous nous sentons démunis et nous ne trouvons pas les mots justes. Devant un frère ou une sœur plongé dans le mystère de la Croix, le silence respectueux et compatissant, notre présence habitée par la prière, un geste de tendresse et de réconfort, un regard, un sourire, en font plus parfois que bien des discours. Cette expérience a été vécue par un petit groupe d’hommes et de femmes, dont la Vierge Marie et l’Apôtre Jean, qui ont suivi Jésus au cœur de sa souffrance lors de sa passion et de sa mort sur la Croix. Parmi eux, nous rapporte l’Évangile, se trouvait un Africain, Simon de Cyrène. Il fut chargé d’aider Jésus à porter sa Croix sur le chemin du Golgotha. Cet homme, bien involontairement, est venu en aide à l’Homme des douleurs, abandonné par tous les siens et livré à une violence aveugle. L’histoire rapporte donc qu’un Africain, un fils de votre continent, a participé, au prix de sa propre souffrance, à la peine infinie de Celui qui rachetait tous les hommes, y compris ses bourreaux. Simon de Cyrène ne pouvait pas savoir qu’il avait son Sauveur devant les yeux. Il a été « réquisitionné » pour l’aider (cf. Mc 15, 21) ; il a été contraint, forcé à le faire. Il est difficile d’accepter de porter la croix d’un autre. Ce n’est qu’après la résurrection qu’il a pu comprendre ce qu’il avait fait. Ainsi en va-t-il de chacun de nous, frères et sœurs : au cœur de la détresse, de la révolte, le Christ nous propose sa présence aimante même si nous avons du mal à comprendre qu’Il est à nos côtés. Seule la victoire finale du Seigneur nous dévoilera le sens définitif de nos épreuves.
BENOÎT XVI
RENCONTRE AVEC LE MONDE DE LA SOUFFRANCE
CNRH de Yaoundé
19 mars 2009
© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana
Texte intégral:
BENOÎT XVI - RENCONTRE AVEC LE MONDE DE LA SOUFFRANCE - CNRH de Yaoundé - 19 mars 2009
POINTS PASTORAUX
• La vulnérabilité des malades hospitalisés et leur besoin d’affection constituent une occasion privilégiée de leur montrer le visage de bonté du Père et la maternité de l’Eglise. Peut-être devrions-nous tenter d’apprendre de nos frères protestants, qui font cela très bien.
• En Afrique, il n’existe pas d’institution qui fasse autant pour les malades et pour les êtres abandonnés que l’Eglise catholique, à travers ses innombrables oeuvres et institutions dans tous les pays. Prions ce mois-ci pour qu’en Afrique et dans le monde entier ce service soit vécu par les chrétiens comme le fruit de leur union avec le Coeur miséricordieux de Jésus. Que les chrétiens agissent en étant conscients qu’à travers eux c’est le Christ lui-même qui se fait proche de ceux qui souffrent, et que cette réalité soit ainsi reçue et reconnue par les malades. Cette intention de prière nous rappelle la relation privilégiée que Jésus entretenait avec les malades et les personnes souffrantes, qui se retrouve au coeur de l’Evangile.
• La douleur et la souffrance sont aussi une visite de Dieu, disait le saint chilien Alberto Hurtado. L’expérience de la maladie, vécue à partir de la foi, nous rend capables de découvrir de façon nouvelle la miséricorde de Dieu, solidaire de notre douleur et proche de nous en consolateur.
• Il convient de tenir compte du fait que dans les pays de ce qu’on appelle « le premier monde », qui sont aussi des pays de mission, car beaucoup de gens n’y connaissent pas Jésus-Christ, de nombreuses personnes souffrent de maladies mentales, de fatigue et de dépression difficiles à guérir. Le Saint-Père nous appelle à leur témoigner à elles-aussi la présence proche du Christ.
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INTENTION GENERAL - MARS
Pour que les nations d’Amérique latine puissent cheminer dans la fidélité à l’Evangile et progresser
dans la justice sociale et dans la paix.
4. "Afin qu'ils aient la vie en Lui"
Les peuples latino-américains et des Caraïbes ont droit à une vie pleine, propre aux fils de Dieu, avec certaines conditions plus humaines: libérés des menaces de la faim et de toute forme de violence. Les Pasteurs doivent promouvoir pour ces peuples une culture de la vie qui permette, comme le disait mon prédécesseur Paul VI, "la montée de la misère vers la possession du nécessaire, l'acquisition de la culture,... la coopération au bien commun,... la reconnaissance par l'homme des valeurs suprêmes, et de Dieu qui en est la source et le terme" (Populorum progressio, n. 21).
Dans ce contexte, je suis heureux d'évoquer l'Encyclique Populorum progressio, dont nous commémorons cette année le 40 anniversaire. Ce document pontifical met en évidence que le développement authentique doit être intégral, c'est-à-dire orienté vers la promotion de tout l'homme et de tous les hommes (cf. n. 14), et il invite chacun à éliminer les graves inégalités sociales et les immenses différences dans l'accès aux biens. Ces peuples aspirent, avant tout, à la plénitude de la vie que le Christ nous a apportée: "Moi je suis venu pour qu'on ait la vie et qu'on l'ait surabondante" (Jn 10, 10). Avec cette vie divine se développe également pleinement l'existence humaine, dans sa dimension personnelle, familiale, sociale et culturelle.
[...]
Les problèmes sociaux et politiques
Arrivés à ce point, nous pouvons nous demander: comment l'Eglise peut-elle contribuer à la solution des problèmes sociaux et politiques urgents, et répondre au grand défi de la pauvreté et de la misère? Les problèmes de l'Amérique latine et des Caraïbes, tout comme ceux du monde d'aujourd'hui, sont multiples et complexes, et l'on ne peut pas les affronter avec des programmes généraux. Sans aucun doute, la question fondamentale sur la manière dont l'Eglise, illuminée par la foi dans le Christ, doit réagir face à ces défis, nous concerne tous. Dans ce contexte, il faut inévitablement parler du problème des structures, surtout de celles qui créent de l'injustice. En réalité, les structures justes sont une condition sans laquelle un ordre juste dans la société n'est pas possible. Mais comment naissent-elles?, comment fonctionnent-elles? Le capitalisme, tout comme le marxisme, promirent de trouver la route pour la création de structures justes et ils affirmèrent que celles-ci, une fois établies, auraient fonctionné toutes seules; ils affirmèrent que non seulement elles n'auraient pas eu besoin d'une moralité individuelle antécédente, mais que celles-ci auraient promu la moralité commune. Et cette promesse idéologique s'est révélée fausse. Les faits l'ont démontré. Le système marxiste, lorsqu'il est arrivé au gouvernement, n'a pas seulement laissé un triste héritage de destructions économiques et écologiques, mais également une douloureuse oppression des âmes. Et nous constatons également la même chose à l'ouest, où croît constamment la distance entre les riches et les pauvres et où se développe une inquiétante dégradation de la dignité personnelle à travers la drogue, l'alcool et les mirages de bonheurs trompeurs.
Les structures justes sont, comme je l'ai dit, une condition indispensable pour une société juste, mais elles ne naissent pas et ne fonctionnent pas sans un consensus moral de la société sur les valeurs fondamentales et sur la nécessité de vivre ces valeurs avec les renoncements nécessaires, même contre son propre intérêt personnel.
Là où Dieu est absent - le Dieu au visage humain de Jésus Christ - ces valeurs n'apparaissent pas avec toute leur force, et l'on ne parvient pas à un un consensus sur celles-ci. Je ne veux pas dire que les non-croyants ne peuvent pas vivre une moralité élevée et exemplaire; je dis seulement qu'une société dans laquelle Dieu est absent ne trouve pas le consensus nécessaire sur les valeurs morales et la force pour vivre selon le modèle de ces valeurs, même contre ses propres intérêts.
D'autre part, les structures justes doivent être cherchées et élaborées à la lumière des valeurs fondamentales, avec tout l'engagement de la raison politique, économique et sociale. Elles sont une question de recta ratio et elles ne proviennent pas d'idéologies, ni de leurs promesses. Il existe assurément un trésor d'expériences politiques et de connaissances sur les problèmes sociaux et économiques qui mettent en évidence des éléments fondamentaux d'un Etat juste et les voies qu'il faut éviter. Mais dans des situations culturelles et politiques différentes, et dans le changement progressif des technologies et de la réalité historique mondiale, il faut chercher de manière rationnelle les réponses adaptées et il faut parvenir - avec les engagements indispensables - au consensus sur les structures qu'il faut établir.
BENOÎT XVI
SESSION INAUGURALE DES TRAVAUX DE LA V CONFÉRENCE GÉNÉRALE DE L'ÉPISCOPAT
LATINO-AMÉRICAIN ET DES CARAÏBES
13 mai 2007
© Copyright 2007 - Libreria Editrice Vaticana
Texte intégral:
BENOÎT XVI - SESSION INAUGURALE DES TRAVAUX DE LA V CONFÉRENCE GÉNÉRALE DE L'ÉPISCOPAT LATINO-AMÉRICAIN ET DES CARAÏBES - 13 mai 2007
Voir aussi:
BENOÎT XVI DISCOURS AUX PARTICIPANTS À LA PLÉNIÈRE DE LA COMMISSION PONTIFICALE POUR L’AMÉRIQUE LATINE - 20 janvier 2007
COMMENTAIRE PASTORAL
1492 est l’année de l’arrivée sur le continent américain des premiers conquérants et missionnaires de l’Espagne et du Portugal. Une nouvelle société, fruit de la rencontre de deux mondes et de deux cultures, entra en gestation. Il y eut des réussites et des erreurs, il y eut de beaux exemples d’évangélisateurs courageux, mais aussi d’innombrables abus et injustices à l’encontre de la population indigène et métisse, qualifiables en certains cas de génocide, et auxquels l’horreur indicible de l’esclavage africain ne tarda pas à s’ajouter. La nouvelle société ainsi fondée était loin d’être cohérente avec l’Evangile importé avec les colonisateurs.
Diverses circonstances de l’histoire firent en sorte qu’entre 1810 et 1811, des mouvements indépendantistes séparèrent les nations de l’Amérique latine de la couronne européenne. Une nouvelle étape historique s’ouvrait pour ces régions. L’indépendance qu’elles conquirent n’eut pas pour signification la résolution des grandes injustices sociales, ni des graves problèmes de pauvreté des majorités. La tâche d’une société plus juste et plus fidèle à l’Evangile continua de rester en suspens après ces dates et elle continue de l’être encore de nos jours. Tout au long de ces 500 ans, beaucoup ont annoncé Jésus-Christ. Les martyrs et les prophètes n’ont pas non plus manqué, assassinés ou persécutés pour la cause de la justice évangélique. Beaucoup ont lutté pour faire progresser la société vers des conditions de plus grande égalité et de plus grand bien-être pour tous, en élevant la voix pour dénoncer les abus et les violations. Plus récemment, lors de la période obscure de répression de la part des dictatures militaires du siècle dernier, beaucoup furent persécutés, torturés et assassinés, comme Monseigneur Oscar Romero, archevêque de El Salvador, lâchement assassiné en 1980.
L’intention pontificale de prière de ce mois est diffusée tandis que ces pays sont en train de célébrer, l’année passée et l’année actuelle, leurs 200 ans de vie indépendante. La voix du Pape se joint à celle de tant de personnes qui souhaitent, pour ce qu’on appelle « le continent catholique », une société où tous puissent avoir la vie en Christ, et la vie en abondance. La persistance de graves injustices, de la pauvreté, de la corruption, des populismes, de la discrimination et du classisme, la sécularisation et la surconsommation propres au monde globalisé, etc., portent atteinte à la plénitude de vie des fils et des filles de Dieu. A la suite du Maître, l’Eglise veut assumer la mission d’oeuvrer au service du Règne de Dieu, pour « que les pays d’Amérique latine puissent avancer en fidélité à l’Evangile, et progresser dans la justice sociale et dans la paix. »
"Dans toute l’Amérique Latine, le «nous» de l’Église est facteur identitaire, plénitude de vérité et de charité qu’aucune idéologie ne peut remplacer, appel au respect des droits inaliénables de toute personne et à son développement intégral, annonce de justice et de fraternité, source d’unité".
(Benôit XVI, Message Urbi et Orbi Message, Nativité du Seigneur 2009)
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QUESTIONS DE REFLEXION INDIVIDUELLE
ET EN GROUPE
Comment l’Evangile peut-il et doit-il contribuer à une plus grande justice et paix sociale ?
Comment pouvons-nous contribuer par nos vies et répondre à partir de l’Apostolat de la Prière aux défis et aux besoins énoncés par la doctrine sociale de l’Eglise et par les évêques latino-américains lors de la Conférence d’Aparecida ?
De grandes inégalités et des proportions scandaleuses de misère continuent de poser de graves défis à l’Amérique latine, « le continent catholique », ainsi qu’à beaucoup d’autres parties du monde. Que pouvons-nous faire, aux niveaux personnel et communautaire, pour que notre pays puisse «avancer en fidélité à l’Evangile et progresser dans la justice sociale et dans la paix » ?
TEXTES BIBLIQUES POUR LA CELEBRATION
Is 58,5-12 Le jeûne qui plaît au Seigneur est de pratiquer la justice
Is 9,2-7 La lumière de Dieu brille au milieu de son peuple
Mt 25,31-46 Le jugement dernier : Jésus souffre à travers les pauvres
INTENTION MISSIONNAIRE - MARS
Pour que le Saint-Esprit donne lumière et force aux communautés chrétiennes et aux fidèles
persécutés ou discriminés à cause de l’Evangile en tant de régions du monde.
4. Appelés à évangéliser y compris par le martyre
En cette Journée consacrée aux Missions, je rappelle dans la prière ceux qui ont fait de leur vie une consécration exclusive au travail d’évangélisation. Une mention particulière s’adresse à ces Eglises locales et à ces missionnaires hommes et femmes qui ont à témoigner et à répandre le Royaume de Dieu dans des situations de persécution, avec des formes d’oppression qui, vont de la discrimination sociale jusqu’à la prison, à la torture et à la mort. Ils sont nombreux ceux qui, actuellement, sont mis à mort à cause de Son Nom ». Ce qu’écrivait mon vénéré Prédécesseur le Pape Jean Paul II est toujours d’une actualité terrible : « La mémoire jubilaire nous a ouvert un spectacle surprenant, nous montrant que notre temps est particulièrement riche de témoins qui, d'une manière ou d'une autre, ont su vivre l'Évangile dans des situations d'hostilité et de persécution, souvent jusqu'à donner le témoignage suprême du sang ». (Novo Millenio Ineunte, 41)
La participation à la Mission du Christ, en effet, marque aussi la vie des annonciateurs de l’Evangile, auxquels est réservé le même destin que leur Maître. « Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : Un serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi » (Jean 15, 20). L’Eglise se place sur la même voie, et subit le même sort que le Christ, parce qu’elle n’agit pas sur la base d’une logique humaine, ou en comptant sur les raisons de la force, mais en suivant la Voie de la Croix, et en se faisant, dans une obéissance filiale au Père, témoin et compagne de voyage de cette humanité.
Aux Eglise antiques tout comme aux Eglises de fondation récente, je rappelle qu’elles sont placées par le Seigneur comme sel de la terre et lumière du monde, appelées à répandre le Christ, Lumière des Nations, jusqu’aux extrémités de la terre. La ‘Missio Ad Gentes’ doit être la priorité de leurs plans pastoraux.
BENOÎT XVI
MESSAGE POUR LA JOURNÉE MONDIALE DES MISSIONS 2009
29 juin 2009
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Texte intégral:
BENOÎT XVI - ESSAGE POUR LA JOURNÉE MONDIALE DES MISSIONS 2009 - 29 juin 2009
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Partout où il y a un «nous» qui accueille l’amour de Dieu, là resplendit la lumière du Christ, même dans les situations les plus difficiles. L’Église, comme la Vierge Marie, offre au monde Jésus, le Fils qu’elle-même a reçu en don, et qui est venu libérer l’homme de l’esclavage du péché. Comme Marie, l’Église n’a pas peur, car cet Enfant est sa force. Mais elle ne le garde pas pour elle: elle l’offre à tous ceux qui le cherchent d’un cœur sincère, aux humbles de la terre et aux affligés, aux victimes de la violence, à ceux qui désirent ardemment le bien de la paix. Aujourd’hui aussi, pour la famille humaine profondément marquée par une grave crise économique, mais d’abord encore morale, et par les douloureuses blessures de guerres et de conflits, sous la forme du partage et de la fidélité à l’homme, l’Église répète avec les bergers: «Allons jusqu’à Bethléem» (Lc 2, 15), là nous trouverons notre espérance.
Le «nous» de l’Église vit là où Jésus est né, en Terre Sainte, pour inviter ses habitants à abandonner toute logique de violence et de vengeance et à s’engager avec une vigueur renouvelée et avec générosité sur le chemin d’une coexistence pacifique. Le «nous» de l’Église est présent dans les autres Pays du Moyen Orient. Comment ne pas penser à la situation tourmentée en Irak et à ce petit troupeau de chrétiens qui vit dans la Région? Il souffre parfois de violences et d’injustices mais il est toujours disposé à donner sa propre contribution à l’édification de la cohabitation civile contraire à la logique du conflit et du refus du voisin. Le «nous» de l’Église opère au Sri Lanka, dans la Péninsule coréenne et aux Philippines, comme aussi en d’autres terres asiatiques, comme levain de réconciliation et de paix. Sur le continent africain, il ne cesse d’élever sa voix vers Dieu pour implorer la fin de toutes les exactions en République Démocratique du Congo. Il invite les habitants de la Guinée et du Niger au respect des droits de toute personne et au dialogue. À ceux de Madagascar, il demande de dépasser les divisions internes et de s’accueillir réciproquement. À tous, il rappelle qu’ils sont appelés à l’espérance, malgré les drames, les épreuves et les difficultés qui continuent de les affliger. En Europe et en Amérique septentrionale, le «nous» de l’Église incite à dépasser la mentalité égoïste et techniciste, à promouvoir le bien commun et à respecter les personnes plus faibles, à commencer par celles qui ne sont pas encore nées. Au Honduras, il aide à reprendre le chemin institutionnel. Dans toute l’Amérique Latine, le «nous» de l’Église est facteur identitaire, plénitude de vérité et de charité qu’aucune idéologie ne peut remplacer, appel au respect des droits inaliénables de toute personne et à son développement intégral, annonce de justice et de fraternité, source d’unité.
Fidèle au mandat de son Fondateur, l’Église est solidaire de ceux qui sont frappés par les calamités naturelles et par la pauvreté, également dans les sociétés opulentes. Face à l’exode de ceux qui émigrent de leur terre et qui sont poussés au loin par la faim, par l’intolérance ou par la dégradation environnementale, l’Église est une présence qui appelle à l’accueil. En un mot, l’Église annonce partout l’Évangile du Christ malgré les persécutions, les discriminations, les attaques et l’indifférence, parfois hostile, qui – quoi qu’il en soit – lui permettent de partager le sort de son Maître et Seigneur.
BENOÎT XVI
MESSAGE URBI ET ORBI
25 DÉCEMBRE 2009
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Texte intégral:
BENOÎT XVI - MESSAGE URBI ET ORBI - 25 DÉCEMBRE 2009
POINTS PASTORAUX
• Le XXe siècle fut le siècle comptant le plus de martyrs pour la foi dans l’histoire de l’Eglise, et de démonstrations de violence anti-chrétienne dans tous les continents, violence qui, en maints endroits, n’a pas cessé.
• Selon l’organisation française Aide à l’Eglise en détresse, 200 millions de chrétiens dans le monde sont actuellement empêchés de vivre leur foi librement. Page web à visiter : http://www.aed-France.org/
• Quelle serait aujourd’hui la carte mondiale de la persécution des chrétiens dans le monde ? Et combien de pays y figureraient-ils? Inde, Chine, Vietnam, Indonésie, Philippines, Egypte, Biélorussie, Cuba, Pakistan, Arabie Saoudite, Irak, et presque tous les pays arabes. Il y a aussi de nombreuses régions dans les pays latino-américains et africains où l’on persécute et même assassine ceux qui, au nom de la foi, servent et défendent les pauvres… Sans trop parler de pays européens comme l’Espagne ou la France, où les chrétiens d’aujourd’hui qui souhaitent vivre leur foi font face à des difficultés croissantes, voire même à de d’hostilité.
• La persécution de tout groupe minoritaire, chrétien ou pas, (par exemple la persécution à Myanmar de certains groupes tribaux) ou la discrimination des personnes en raison de leur affiliation religieuse met en évidence une humanité incapable de dialoguer, qui se détruit elle-même, incapable de respecter des opinions ou des croyances distinctes des siennes.
• Le Maître l’avait déjà annoncé, et cela ne devrait pas nous étonner : « S’ils m’ont haï, moi, ils vous haïront vous aussi. » Si notre vie est trop pacifique et que nous dérangeons personne, si l’on ne nous persécute pas, si nul ne se sent remis en question par notre vie chrétienne, peut-être devons-nous nous interroger sur la qualité de notre foi.
• Rappelons la phrase de Tertullien : « sang de martyrs, semence de nouveaux chrétiens. » La persécution est le signe que nous suivons l’Evangile et que nous participons au mystère de la croix, qui est source d’espérance dans l’avenir.
• L’histoire prouve que lorsqu’il y a des difficultés et des persécutions, les vocations abondent, mais lorsque la vie est facile et commode, celles-ci se font rares.
Nous recopions ici pour vous le commentaire que Chris Chatteris, d’Afrique du Sud, faisait de l’Intention missionnaire de mai 2010, semblable à l’Intention de cette année: Afin que les chrétiens persécutés pour l’amour de l’Evangile puissent persévérer, avec le soutien du Saint-Esprit, dans le témoignage fidèle de l’amour de Dieu pour l’humanité toute entière.
Nous autres chrétiens sommes fort modestes à propos de nos martyrs. Chaque année, un très grand nombre de chrétiens sont tués, battus, violés, victimes de l’incendie de leur demeure et chassés de leurs terres. C’est ce qui s’est passé sur une large échelle l’année dernière dans l’Etat d’Orissa, en Inde. Les médias du monde entier ont à peine pris note de ce drame.
De nombreuses communautés religieuses viennent à l’esprit, qui auraient fait beaucoup plus de bruit que nous en pareilles circonstances. Le fait que les chrétiens persécutés ont tendance à offrir l’autre joue, s’ajoutant à l’idée qu’il serait normal de bousculer des chrétiens que l’on associe à l’Occident, conduit à laisser croire quelquefois que la persécution des chrétiens est une chose acceptable et souvent à rendre ces drames invisibles.
Il est stupéfiant de constater qu’en notre ère des droits humains universels certains pays comme la Chine, le Pakistan ou l’Arabie saoudite ont légalisé la persécution antichrétienne. En Inde, huit Etats ont voté des lois anti-conversion. Ailleurs, la discrimination religieuse est illégale, mais pratiquée ouvertement.
Bien que la persécution du christianisme comporte souvent un noyau de haine de notre foi, certains facteurs politiques et économiques sont preque toujours impliqués. En Inde les fondamentalistes hindous s’opposent à la conversion des castes inférieures parce que cela bouleverserait le statu quo social et politique.
Quelle réponse devrions-nous apporter ? Peut-être n’avons-nous jamais vraiment approfondi la manière de gérer l’ordre de tendre l’autre joue, ni l’étonnante prière du Seigneur pour ses bourreaux. Ce sont là deux déclarations puissantes et stimulantes de vérité, porteuses d’une force morale et spirituelle qui transcende la violence. Souvenons-nous aussi de la réplique du Seigneur frappé à travers le visage au cours de son procès – il mit son agresseur au défi de se justifier, le confrontant de manière non violente avec la force de la vérité – l’injustice et la violence insensée de son acte.
Ainsi, autant devons-nous donner notre pardon aux persécuteurs de nos frères et de nos soeurs et prier pour eux, autant sommes-nous en droit de poser au nom des nôtres la même question que le Seigneur : "S’ils ont fait quelque chose de mal, témoignez donc du mal qu’ils ont fait. S’ils n’ont rien fait, pourquoi les persécutez-vous ?"
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INTENTION GENERAL - AVRIL
Pour qu’à travers l’annonce crédible de l’Evangile, l’Eglise sache offrir aux nouvelles générations
des raisons toujours nouvelles de vie et d’espérance.
Nous ressentons tous le besoin d’espérance, non pas d’une espérance quelconque, mais d’une espérance solide et fiable, comme j’ai voulu le souligner dans l’encyclique Spe salvi. La jeunesse en particulier est un temps d’espérance, parce qu’elle regarde vers l’avenir avec de nombreuses attentes. Quand on est jeune, on porte en soi des idéaux, des rêves et des projets; la jeunesse est le temps où mûrissent des choix décisifs pour le reste de la vie. Aussi, peut-être pour cette raison, est-ce la saison de l’existence où émergent avec force les questions de fond: pourquoi suis-je sur cette terre? quel sens a la vie? que sera ma vie? Et encore: comment atteindre le bonheur? pourquoi la souffrance, la maladie et la mort? qu’y a-t-il après la mort? Questions qui deviennent pressantes quand il faut affronter des obstacles qui parfois semblent insurmontables: difficultés dans les études, manque de travail, incompréhensions familiales, crises dans les relations avec les amis ou dans la construction d’un couple, maladie ou handicap, manque de ressources adéquates suite à la crise économique et sociale actuelle. On se demande alors: où puiser et comment tenir vivante dans notre cœur la flamme de l’espérance ?
A la recherche de la “grande espérance”
L’expérience montre que les qualités personnelles et les biens matériels ne suffisent pas à fonder cette espérance que l’âme humaine recherche en permanence. Comme je l’ai aussi écrit dans l’encyclique Spe salvi, la politique, la science, la technique, l’économie et toute autre ressource matérielle ne sont pas suffisantes à elles seules pour offrir la grande espérance à laquelle tous aspirent. Cette espérance « ne peut être que Dieu seul, qui embrasse l'univers et qui peut nous proposer et nous donner ce que, seuls, nous ne pouvons atteindre » (n. 31). C’est pourquoi une des conséquences principales de l’oubli de Dieu est l’évident désarroi qui marque nos sociétés, avec ses dimensions de solitude et de violence, d’insatisfaction et de perte de confiance qui aboutissent fréquemment à la désespérance. Clair et fort est le rappel qui nous vient de la Parole de Dieu: « Malheureux est l’homme qui se confie dans l’homme et dont le cœur se détourne du Seigneur! Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur » (Jr 17, 5-6).
La crise de l’espérance touche plus facilement les nouvelles générations qui, dans des contextes socioculturels privés de certitudes, de valeurs et de solides références, doivent affronter des difficultés qui semblent supérieures à leurs forces. Je pense, chers jeunes amis, à tant de vos contemporains blessés par la vie, conditionnés par une immaturité personnelle qui est souvent une conséquence d’un vide familial, de choix éducatifs permissifs et libertaires, et d’expériences négatives et blessantes. Pour certains – et malheureusement ils sont nombreux – l’issue presque inévitable est la fuite aliénante vers des comportements à risque et violents, vers la dépendance de la drogue et de l’alcool, et vers tant d’autres formes de déséquilibres. Pourtant, même chez ceux qui se trouvent dans des situations difficiles parce qu’ils ont suivi de « mauvais maîtres », le désir d’un amour vrai et d’un bonheur authentique ne s’éteint pas. Mais comment annoncer l’espérance à ces jeunes? Nous savons qu’en Dieu seul l’être humain trouve sa vraie réalisation. Le premier engagement qui nous concerne tous est donc celui d’une nouvelle évangélisation qui aide les nouvelles générations à redécouvrir le visage authentique de Dieu, qui est Amour. A vous, chers jeunes, qui êtes en recherche d’une espérance ferme, j’adresse les mêmes paroles que saint Paul adressait aux chrétiens persécutés de la Rome d’alors: « Que le Dieu de l’Espérance vous donne en plénitude, à vous qui croyez, la joie et la paix, afin que vous débordiez d’espérance par la puissance de l’Esprit Saint. » (Rm 15, 13). Durant cette année jubilaire dédiée à l’Apôtre des nations, à l’occasion du bimillénaire de sa naissance, apprenons de lui à devenir des témoins crédibles de l’espérance chrétienne.
[...]
La grande espérance est en Christ
Pour Paul, l’espérance n’est pas seulement un idéal ou un sentiment, mais une personne vivante: Jésus Christ, le Fils de Dieu. Intimement pénétré de cette certitude, il pourra écrire à Timothée: « Nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant. » (1 Tim 4, 10). Le « Dieu vivant » est le Christ ressuscité et présent dans le monde. C’est Lui la vraie espérance: le Christ qui vit avec nous et en nous, et qui nous appelle à participer à sa propre vie éternelle. Si nous ne sommes pas seuls, s’Il est avec nous, ou mieux, si c’est Lui notre présent et notre avenir, pourquoi avoir peur? L’espérance des chrétiens est donc de désirer « comme notre bonheur le Royaume des cieux et la Vie éternelle, en mettant notre confiance dans les promesses du Christ et en prenant appui, non sur nos forces, mais sur le secours de la grâce du Saint-Esprit. » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 1817)
BENOÎT XVI
MESSAGE AUX JEUNES DU MONDE À L’OCCASION
DE LA XXIVe JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE 2009
22 février 2009
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Texte intégral:
BENOÎT XVI - MESSAGE AUX JEUNES DU MONDE À L’OCCASION DE LA XXIVe JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE 2009 - 22 février 2009
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Je voudrais conclure ce message en m’adressant, en particulier, aux jeunes catholiques, pour les exhorter à
apporter dans le monde digital le témoignage de leur foi. Très chers jeunes, engagez-vous à introduire dans la
culture de ce nouvel espace communicatif et informatif les valeurs sur lesquelles s’appuie votre vie ! Au début de
l'Église, les Apôtres et leurs disciples ont répandu la Bonne Nouvelle de Jésus dans le monde gréco-romain : comme
alors, pour être fructueuse, l’Évangélisation requérait la compréhension attentive de la culture et des coutumes des
peuples païens afin d'en toucher les esprits et les cœurs, de même, à présent, l'annonce du Christ dans le monde des
nouvelles technologies suppose une connaissance approfondie pour une utilisation cohérente et adéquate. C’est à
vous, jeunes, qui vous trouvez presque spontanément en syntonie avec ces nouveaux moyens de communication,
qu’incombe, en particulier, la tâche de l’Évangélisation de ce « continent digital ». Sachez assumer avec
enthousiasme la charge d'annoncer l'Évangile à vos contemporains ! Vous connaissez leurs peurs et leurs espoirs,
leurs enthousiasmes et leurs déceptions : le don le plus précieux que vous pouvez leur faire est celui de partager
avec eux la « Bonne Nouvelle » d'un Dieu qui s’est fait homme, a souffert, est mort et est ressuscité pour sauver
l'humanité. Le cœur humain aspire à un monde où règne l'amour, où les dons sont partagés, où se construit l'unité,
où la liberté trouve son sens dans la vérité et où l'identité de chacun se réalise dans une communion respectueuse.
À ces attentes, la foi peut apporter la réponse : soyez-en les hérauts ! Le Pape vous est proche par sa prière e
avec sa bénédiction.
BENOÎT XVI
MESSAGE POUR LA 43ème JOURNÉE MONDIALE DES COMMUNICATIONS SOCIALES
24 mai 2009
© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana
Texte intégral:
BENOÎT XVI - MESSAGE POUR LA 43ème JOURNÉE MONDIALE DES COMMUNICATIONS SOCIALES - 24 mai 2009
COMMENTAIRE PASTORAL
Offrir la Bonne Nouvelle de l’Evangile aux nouvelles générations, d’une façon crédible et significative, représente pour l’Eglise un défi permanent et toujours passionnant. Il n’y a pas de doute que nous vivons un temps confus et de crise profonde, même au sein de l’Eglise. Les intolérances et les incertitudes, l’injustice, les guerres, la violence, la pauvreté, la faim augmentent dans le monde. La culture occidentale dominante est marquée par la sécularisation et le matérialisme, qui semblent ne pas avoir besoin de Dieu. Mais nous sommes aussi, peut-être pour cela même, protagonistes d’un temps d’intense recherche spirituelle de la part de beaucoup de nos contemporains. Il y a une renaissance de la spiritualité et du désir de Dieu. Les progrès de la science et l’abondance de choses matérielles n’ont pas réussi à donner réponse à l’interrogation sur le sens de la vie et à satisfaire les nécessités les plus brûlantes du coeur humain. Aujourd’hui, de multiples offres religieuses entrent sur le marché pour offrir des réponses au vide existentiel de ceux qui ne veulent pas d’un monde sans Dieu.
Ainsi, nous trouvons-nous en face d’un moment historique constituant une opportunité pour l’Eglise et pour l’Apostolat de la Prière. Nous voulons profiter de notre riche tradition spirituelle, les Pères de l’Eglise, les Pères du désert, les mystiques de tous les temps, pour fournir une réponse à nos contemporains. Il y a un besoin de Dieu et nous avons trouvé le trésor caché. Nous voulons et nous devons l’annoncer, en premier lieu à partir de notre propre témoignage, en racontant à d’autres ce que nous avons découvert. A cet égard, je conclus en citant le Pape:
"L'homme contemporain croit plus les témoins que les maitres69, l'expérience que la doctrine, la vie et les faits que les théories. Première forme de la mission, le témoignage de la vie chrétienne est aussi irremplaçable. Le Christ, dont nous continuons la mission, est le « témoin» par excellence (cf. Ap 1, 5; 3, 14) et le modèle du témoignage chrétien". (Redemptoris Missio 42)
"La jeunesse est l’âge de l’héroïsme, et la grâce de Dieu déposée dans les coeurs, force pour faire son chemin dans beaucoup d’âmes, vers des plans supérieurs".
(Saint Alberto Hurtado)
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QUESTIONS DE REFLEXION INDIVIDUELLE
ET EN GROUPE
Quel type d’expérience spirituelle s’avère-t-elle attrayante aujourd’hui pour les nouvelles générations ? L’offrons-nous aux jeunes, dans notre communauté ?
Comment et pourquoi l’amitié avec Jésus-Christ peut-elle donner un sens nouveau à la vie des jeunes ? Pouvons-nous fournir des exemples concrets ?
Connaissons-nous la proposition juvénile de l’Apostolat de la Prière, le Mouvement Eucharistique des Jeunes ? Que pouvons-nous faire afin de la promouvoir et de la fortifier ?
TEXTES BIBLIQUES POUR LA CELEBRATION
Rm 12,1-3 Ne vous conformez pas au siècle présent
Mc 1,14-15 L’annonce de la Bonne Nouvelle
Mc 8,27-30 Et vous, qui dites-vous que je suis ?
MISSION INTENTION - AVRIL
Pour qu’à travers la proclamation de l’Evangile et le témoignage de leur vie, les missionnaires
sachent porter le Christ à ceux qui ne le connaissent pas encore.
« Les Nations marcheront à sa lumière » (Apocalypse 21, 24)
Le but de la mission de l’Eglise est en effet d’éclairer, par la lumière de l’Evangile, tous les peuples sur leur chemin historique vers Dieu, pour qu’ils aient en Lui, leur pleine réalisation et leur plein accomplissement. Nous devons ressentir le désir profond et la passion d’éclairer tous les Peuples, par la Lumière du Christ, qui resplendit sur le visage de l’Eglise, pour que tous se rassemblent dans l’unique famille humaine, sous la paternité aimante de Dieu.
C’est dans cette perspective que les disciples du Christ, répandus dans le monde entier, agissent, travaillent durement, et gémissent sous le poids des souffrances, et donnent leur vie. Je réaffirme avec force tout ce qui a été dit à plusieurs reprises par mes Vénérés Prédécesseurs : l’Eglise n’agit pas pour étendre son pouvoir, ou pour affirmer sa domination, mais pour apporter à tous le Christ, Salut du monde. Nous ne demandons rien d’autre que de nous mettre au service de l’humanité, et spécialement de celle qui souffre le plus, et qui est la plus marginalisée, parce que nous croyons que « l’engagement d’annoncer l’Evangile à tous les hommes de notre temps… est sans aucun doute un service rendu non seulement à la communauté chrétienne, mais aussi à toute l’humanité » (Evangelii Nuntiandi, 1), qui « connaît des conquêtes admirables, mais semble avoir oublié le sens des réalités ultimes et de son existence même » (Redemptoris Missio, 2)
[...]
2. Eglise pèlerine
L’Eglise Universelle, sans limites et sans frontières, se sent responsable de l’annonce de l’Evangile vis-à-vis de peuples entiers (cf. Evangelii Nuntiandi, 53). Germe d’espérance par vocation, Elle doit continuer le service du Christ pour le monde. Sa Mission et son service ne sont pas à la mesure des besoins matériels ou même spirituels qui s’achèvent dans le cadre de l’existence temporelle, mais d’un salut transcendant qui se réalise dans le Royaume de Dieu (cf. Evangelii Nuntiandi, 27). Ce Royaume, tout en étant dans sa plénitude eschatologique, et non pas ‘de’ ce monde (cf. Jean 18, 36), est aussi ‘dans’ ce monde et dans son histoire, force de justice et de paix, de vraie liberté et de respect de la dignité de tout homme. L’Eglise vise à transformer le monde par la proclamation de l’Evangile de l’Amour, « qui éclaire toujours de nouveau un monde ténébreux, et qui nous donne le courage de vivre et d’agir et… de cette manière, de faire entrer la lumière de Dieu dans le monde » (Deus Caritas est, 39). C’est à cette Mission et à ce service que, par ce Message, j’appelle également à participer tous les membres et toutes les institutions de l’Eglise.
3. Missio Ad Gentes
La Mission de l’Eglise consiste donc à appeler tous les Peuples au salut réalisé par Dieu par l’intermédiaire de son Fils Incarné. Il est donc nécessaire de renouveler l’engagement d’annoncer l’Evangile, qui est ferment de liberté et de progrès, de fraternité, d’unité et de paix (cf. Ad Gentes, 8). Je veux « de nouveau confirmer que le Mandat d’évangéliser tous les hommes, constitue la Mission essentielle de l’Eglise » (Evangelii Nuntiandi, 14), tâche et mission que les profonds et vastes changements de la société actuelle rendent plus urgentes encore. Ce qui est en question est le salut éternel des personnes, la fin et l’accomplissement même de l’histoire humaine et de l’univers. Animés et inspirés par l’Apôtre des Nations, nous devons ‘être conscients que Dieu a un peuple nombreux dans toutes les villes parcourues, y compris par les apôtres d’aujourd’hui (cf. Actes 18, 10). En effet, « la promesse est pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur les appellera » (Actes 2, 39)
L’Eglise entière doit s’engager dans la ‘Missio Ad Gentes’ tant que la souveraineté salvifique du Christ ne sera pas pleinement réalisée. « Actuellement, nous ne voyons pas encore que tout lui soit soumis » (Hébreux 2, 8)
[...]
5. Conclusion
L’élan missionnaire a toujours été signe d’une vitalité de nos Eglises (cf. Redemptoris Missio, 2). Il est nécessaire toutefois de réaffirmer que l’évangélisation est une œuvre de l’Esprit et qu’avant même d’être action, elle est témoignage et irradiation de la lumière du Christ (cf. Redemptoris Missio, 26) de la part de l’Eglise locale qui envoie ses missionnaires hommes et femmes, pour les mener au-delà de ses frontières. C’est pourquoi je demande à tous les Catholiques de prier le Saint-Esprit, pour qu’il accroisse, dans l’Eglise, la passion pour la Mission qui consiste à répandre le Royaume de Dieu, et de soutenir les missionnaires, hommes et femmes, et les communautés chrétiennes engagées en première ligne dans cette Mission, parfois dans des milieux hostiles de persécution.
J’invite en même temps tous les catholiques à donner un signe crédible de communion entre les Eglises, par une aide économique, spécialement dans la phase de crise que traverse l’humanité, pour mettre les jeunes Eglises locales, en condition d’éclairer les gens par l’Evangile de la charité.
Que la Vierge Marie, Etoile de la nouvelle Evangélisation, nous guide dans notre action missionnaire, Elle qui a donné le Christ au monde, venu comme Lumière des nations, pour qu’il apporte le salut « jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 13, 47)
BENOÎT XVI
MESSAGE POUR LA JOURNÉE MONDIALE DES MISSIONS 2009
29 juin 2009
© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana
POINTS PASTORAUX
• Aujourd’hui, les « terres de mission » ne se définissent plus d’un point de vue géographique, ni par opposition aux pays « chrétiens », comme on pouvait le concevoir auparavant. Le monde entier est une terre de mission, puisque aujourd’hui se vérifie partout le manque d’une première ou d’une nouvelle évangélisation. De plus, il semble qu’une seconde évangélisation soit plus difficile que la première. Il est plus difficile de sortir du néo-paganisme que d’évangéliser pour la première fois des personnes qui n’ont pas encore reçu l’annonce du Christ.
• En Occident, le fondement, le Dieu créateur du ciel et de la terre commence à manquer. Comment faire connaître Jésus-Christ, révélation de Dieu, lorsque pour nos contemporains celui-ci n’existe pas ? Par la proclamation de l’Evangile et le témoignage de vie ? Oui, mais la proclamation de l’Evangile doit toucher les fondements de la vie, les coordonnées de l’existence que nous trouvons dans le Principe et Fondement du livre des Exercices Spirituels de saint Ignace de Loyola : la Création, la relation avec les autres, l’image de Dieu, la liberté intérieure face aux esclavages, etc. Nous voulons évangéliser l’anthropologie personnelle de chacun, en lui proposant un nouveau mode de vie.
•La proclamation de l’Evangile et le témoignage de vie sont unis. Dans son Evangile, Luc présente Jésus-Christ ressuscité en disant que sa passion, sa résurrection et la conversion pour le pardon des péchés seraient annoncées à toutes les nations (« le kerigma »), et que les disciples seraient les témoins de toutes ces choses. Dans les Actes des Apôtres, Luc leur annonce également qu’ils seraient ses témoins jusqu’aux extrémités de la terre. Il est clair que les disciples sont ceux qui sont appelés à être les témoins de son message, de la Bonne Nouvelle du salut, et de sa personne, en faisant transparaître Jésus dans leurs vies.
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INTENTION GENERAL - MAI
Pour que ceux qui travaillent dans les moyens de communication respectent toujours la vérité, la
solidarité et la dignité de chaque personne.
Le désir de connexion et l'instinct de communication, qui sont tellement évidents dans la culture contemporaine, ne sont en vérité que des manifestations modernes de la disposition fondamentale et constante des êtres humains à sortir d’eux-mêmes pour entrer en relation avec les autres. En réalité, lorsque nous nous ouvrons aux autres, nous accomplissons entièrement nos besoins les plus profonds et nous devenons plus pleinement humains. Aimer c’est, en effet, ce pour quoi nous avons été engendrés par le Créateur. Naturellement, il ne s’agit pas de relations passagères, superficielles, mais du véritable amour, qui constitue le centre de l'enseignement moral de Jésus : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force » et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (cf. Mc 12, 30-31). Sous ce jour, en réfléchissant sur le sens des nouvelles technologies, il est important de considérer non seulement leur indéniable capacité de favoriser le contact entre les personnes, mais aussi la qualité des contenus qu'elles sont appelées à mettre en circulation. Je désire encourager toutes les personnes de bonne volonté qui travaillent dans le monde émergent de la communication digitale, afin qu'elles s'engagent à promouvoir une culture du respect, du dialogue, de l'amitié.
C’est pourquoi, ceux qui opèrent dans le secteur de la production et de la diffusion de contenus des nouveaux médias, ne peuvent pas ne pas se sentir tenus au respect de la dignité et de la valeur de la personne humaine. Si les nouvelles technologies doivent servir au bien des individus et de la société, ceux qui les utilisent doivent éviter l’emploi de mots et d’images dégradants pour l'être humain, et donc exclure ce qui alimente la haine et l'intolérance, avilit la beauté et l'intimité de la sexualité humaine, exploite les personnes faibles et sans défenses.
Les nouvelles technologies ont également ouvert la voie au dialogue entre des personnes de différents pays, cultures et religions. La nouvelle arène digitale, le soi-disant cyberespace, permet de se rencontrer et de connaître les valeurs et les traditions des autres. Toutefois, pour être fécondes, de telles rencontres requièrent des formes d'expression honnêtes et correctes, ainsi qu’une écoute attentive et respectueuse. Le dialogue doit s’enraciner dans une recherche sincère et réciproque de la vérité, afin de promouvoir le développement dans la compréhension et la tolérance. La vie n'est pas une simple succession de faits et d'expériences : elle est plutôt la recherche du vrai, du bien et du beau. C’est précisément dans ce but que nous faisons nos choix, exerçons notre liberté et en eux, c'est-à-dire dans la vérité, dans le bien et dans le beau, nous trouvons bonheur et joie. Encore faut-il ne pas se laisser duper par ceux qui cherchent tout bonnement des consommateurs sur un marché de possibilités indifférenciées, où le choix en lui-même devient le bien, la nouveauté se fait passer pour beauté, l'expérience subjective remplace la vérité.
Le concept d'amitié a bénéficié d’une relance renouvelée dans le vocabulaire des réseaux sociaux digitaux apparus ces dernières années. Ce concept est une des plus nobles conquêtes de la culture humaine. Dans nos amitiés et à travers elles, nous grandissons et nous nous développons en tant qu’êtres humains. C’est précisément pour cela que la véritable amitié a été considérée depuis toujours comme l’une des plus grandes richesses dont puisse jouir l'être humain. C’est pourquoi il faut être attentif à ne pas banaliser le concept et l'expérience de l'amitié. Il serait regrettable que notre désir de consolider et développer des amitiés on-line se réalise au détriment de notre disponibilité envers la famille, envers les voisins et envers ceux que nous rencontrons dans notre existence quotidienne, sur notre lieu de travail, à l’école, pendant nos loisirs. En effet, lorsque le désir de connexion virtuelle devient obsessif, la conséquence en est que la personne s’isole, interrompant ainsi l’interaction sociale réelle. Cela finit par perturber aussi les modèles de repos, de silence et de réflexion nécessaires à un développement humain sain.
L'amitié est un bien humain important, mais il serait privé de valeur, s’il était considéré comme une fin en soi. Les amis doivent se soutenir et s'encourager les uns les autres en développant leurs dons et leurs talents et en les mettant au service de la communauté humaine. Dans ce contexte, il est gratifiant de voir émerger de nouveaux réseaux digitaux qui s’efforcent de promouvoir la solidarité humaine, la paix et la justice, les droits de l’homme et le respect de la vie et le bien de la création. Ces réseaux peuvent faciliter des formes de coopération entre peuples de contextes géographiques et culturels différents, en leur permettant d'approfondir l’humanité commune et le sens de coresponsabilité pour le bien de tous. Il est nécessaire toutefois de veiller à ce que le monde digital, dans lequel ces réseaux peuvent être établis, soit un monde vraiment accessible à tous. Le futur de l'humanité subirait un grave préjudice, si les nouveaux instruments de la communication, qui permettent de partager connaissances et informations de manière plus rapide et efficace, n'étaient pas rendus accessibles à ceux qui sont déjà économiquement et socialement marginalisés ou s’ils ne contribuaient qu’à creuser l’écart qui sépare les pauvres des nouveaux réseaux qui se développent au service de l'information et de la socialisation humaine.
BENOÎT XVI
MESSAGE POUR LA 43ème JOURNÉE MONDIALE
DES COMMUNICATIONS SOCIALES
24 janvier 2009
© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana
Voir aussi:
BENOÎT XVI - MESSAGE POUR LA 42ème JOURNÉE MONDIALE DES COMMUNICATIONS SOCIALES - 24 janvier 2008
COMMENTAIRE PASTORAL
Les moyens de communication sont de puissants outils d’influence dans toute société. Leur usage adéquat peut faire beaucoup de bien à la promotion de valeurs authentiques et à la défense du droit des personnes. Leur usage inadéquat se présente lorsque les médias sont esclaves d’intérêts particuliers, qu’ils soient économiques, politiques ou même religieux, si ceux-ci sont biaisés et qu’ainsi ils n’accomplissent pas leur mission au service de la vérité et du bien commun. On a recours au sensationnalisme au lieu d’offrir une information équilibrée ; on manipule l’image de la femme et de l’érotisme dans la publicité afin de vendre davantage, on dénature la vérité pour entretenir des idéologies partisanes dans le mensonge, on censure l’information afin de maintenir la population dans l’ignorance ou pour durcir des prises de positions radicales. Certaines de ces situations se voient dans les sociétés libérales où prédomine l’appât du gain. D’autres pénètrent davantage les pays non démocratiques qui restreignent la liberté d’opinion, qui contrôlent et qui combattent avec intransigeance tous les médias indépendants du pouvoir gouvernemental. Tout au long de l’histoire, les dictateurs et leurs semblables n’ont cessé d’appliquer la censure, quelquefois violemment, de tout ce qui leur paraît illustrer une pensée différente de la leur. La peur et la répression occupent la place du dialogue et de la liberté.
Nombreux sont les exemples d’un bon journalisme contribuant à faire la lumière sur des situations de violations et d’abus, qui autrement seraient restées dans l’obscurité et l’impunité. Des campagnes solidaires d’appui à des groupes ou des régions du monde opprimés ou frappés par des catastrophes ont aidé à soulager la souffrance de beaucoup d’êtres. Nous louons et nous encourageons le journalisme engagé dans la vérité et la justice, incorruptible aux intérêts des puissants.
Le Pape nous demande de prier ce mois-ci pour les travailleurs des moyens de communication de masse. Nous demandons que ceux-ci, chrétiens ou non chrétiens, accomplissent leur rôle vers la construction d’un monde plus juste, dans le respect de « la vérité, la solidarité et la dignité de chaque personne. » Le fait que le Saint-Père ait choisi cette intention de prière, en l’unissant à la 44e Journée mondiale des communications sociales que l’on célèbre ce mois-ci, est le signe de l’importance qu’il attribue à ce thème et indique sa préoccupation d’assister à tant d’exemples de gestion inadéquate de ces médias. Prions pour que les médias du journalisme et des communications puissent compter de nombreux reporters honnêtes et courageux, au service du bien commun. Le fait que les écoles de journalisme leur assurent une formation éthique adéquate en valeurs humaines et spirituelles aidera. Prions pour que nous-mêmes nous sachions communiquer les uns avec les autres avec simplicité et dans la vérité, comme Jésus communiquait.
QUESTIONS DE REFLEXION INDIVIDUELLE
ET EN GROUPE
Quels exemples de bon journalisme pouvons-nous prendre à notre compte, par lesquels on a contribué à la défense des pauvres et au bien commun ?
En tant que chrétiens, nous préoccupons-nous de suivre les nouvelles et d’être informés sur les événements nationaux et mondiaux ? Pourquoi cela est-il important ?
Comment pouvons-nous apprendre à poser un regard critique sur la presse écrite et sur la télévision ? Pourquoi est-il important de nous éduquer et d’éduquer les jeunes en ce sens ?
TEXTES BIBLIQUES POUR LA CELEBRATION
2 Tim 3,14-4,3 Pourquoi la Parole de Dieu est utile
Hb 1,1-4 Dieu a parlé par les prophètes et maintenant il parle à travers son Fils
Mt 13,10-17 Jésus, le grand communicateur, explique tout en paraboles
MISSION INTENTION - MAI
Pour que le Seigneur donne à l’Eglise en Chine de persévérer dans la fidélité à l’Evangile et de
grandir dans l’unité.
« “Duc in altum” (Lc 5, 4). Cette parole résonne aujourd'hui pour nous et elle nous invite à faire mémoire avec gratitude du passé, à vivre avec passion le présent, à nous ouvrir avec confiance à l'avenir: “Jésus Christ est le même, hier et aujourd'hui, il le sera à jamais” (He 13,8) ».7 En Chine également, l'Église est appelée à être témoin du Christ, à regarder en avant avec espérance et à se confronter — dans l'annonce de l'Évangile — aux nouveaux défis auxquels le Peuple chinois doit faire face.
La Parole de Dieu nous aide, une fois encore, à découvrir le sens mystérieux et profond du chemin de l'Église dans le monde. En effet, « l'une des principales visions de l'Apocalypse a pour objet l'Agneau en train d'ouvrir un livre, auparavant fermé par sept sceaux que personne n'était en mesure d'ouvrir. Jean est même présenté en train de pleurer, car il n'y avait personne digne d'ouvrir le livre et de le lire (cf. Ap 5, 4). L'histoire demeure incompréhensible, indéchiffrable. Personne ne peut la lire. Peut-être ces pleurs de Jean devant le mystère de l'histoire si obscur expriment-ils le trouble des Églises en Asie devant le silence de Dieu, malgré les persécutions auxquelles elles étaient exposées à cette époque. C'est un trouble dans lequel peut bien se refléter notre effroi devant les graves difficultés, les incompréhensions et les hostilités dont souffrent également aujourd'hui les Églises dans diverses parties du monde. Ce sont des souffrances que l'Église n'a certainement pas méritées, pas plus que Jésus lui-même n'a mérité son supplice. Elles révèlent cependant la méchanceté de l'homme quand il s'abandonne aux suggestions du mal, comme aussi la manière dont Dieu mène supérieurement les événements ».8
Aujourd'hui comme hier, annoncer l'Évangile signifie annoncer Jésus Christ, crucifié et ressuscité, l'Homme nouveau, le vainqueur du péché et de la mort, et lui rendre témoignage. Il permet aux êtres humains d'entrer dans une nouvelle dimension, où la miséricorde et l'amour même envers l'ennemi témoignent de la victoire de la Croix sur toute faiblesse et sur toute misère humaine. Dans votre Pays également, l'annonce du Christ crucifié et ressuscité sera possible dans la mesure où, en fidélité à l'Évangile, en communion avec le Successeur de l'Apôtre Pierre et avec l'Église universelle, vous saurez manifester les signes de l'amour et de l'unité (« Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. Ce qui montrera à tous que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres... Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé »: Jn 13, 34-35; 17, 21).
BENOÎT XVI
LETTRE AUX ÉVÊQUES, AUX PRÊTRES
AUX PERSONNES CONSACRÉES ET AUX FIDÈLES LAÏCS
DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE EN RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE
27 mai 2007
© Copyright 2007 - Libreria Editrice Vaticana
Texte intégral:
BENOÎT XVI - LETTRE AUX ÉVÊQUES, AUX PRÊTRES AUX PERSONNES CONSACRÉES ET AUX FIDÈLES LAÏCS DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE EN RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE - 27 mai 2007
POINTS PASTORAUX
• Dans un cadre politique de plus grande ouverture que par le passé, dans la plus grande partie de la Chine, l’évangélisation et la croissance de l’Eglise ne dépendent désormais plus de la permission ou des restrictions des autorités civiles, mais bien de nos propres forces et de la capacité d’avoir des missionnaires et des témoins de l’Evangile pour un peuple bien disposé et qui a besoin de Dieu.
• Même s’il est vrai qu’une division profonde et douloureuse persiste au sein de l’Eglise chinoise, aujourd’hui 80% des évêques catholiques ont reçu l’approbation, aussi bien du Vatican que du gouvernement chinois. L’Eglise catholique officielle tolérée par l’Etat chinois, l’Association patriotique, présente aujourd’hui peu de restrictions à l’action pastorale. Aujourd’hui, il n’est pratiquement pas nécessaire d’ « être clandestin » pour vivre sa foi catholique en Chine. Le labeur généreux des prêtres, des laïcs et surtout de tant de religieuses au service des plus pauvres est abondant et fructueux. Cette nouvelle ouverture est elle-même une cause de division pour ceux qui ont supporté durant des années et des années des persécutions, des souffrances et même la mort de leurs êtres chers, parce qu’ils étaient fidèles à leur Eglise et au Pape. Il ne leur est pas facile de s’intégrer rapidement à l’Eglise officielle. Ils dénoncent le fait que ces changements soient motivés avant tout pour des raisons politiques et humaines décidées par des autorités qui sont loin de la foi. Ils ont en partie raison. Mais il est aussi vrai que la majorité des catholiques plus jeunes appartiennent à ce qui est, dans leurs diocèses, l’unique Eglise catholique, au sein de l’Association patriotique, où l’on annonce Jésus-Christ et où ils grandissent dans la foi.
• On constate aujourd’hui dans la société chinoise un réveil de l’intérêt religieux et une recherche croissante de Dieu. On dit que même des membres du gouvernement se trouvent parmi les nombreux chinois désillusionnés et insatisfaits, qui en arrivent à frapper aux portes de l’Eglise à la recherche d’un message différent. Personne ne croit désormais plus aux données idéales d’un système social qui a cherché à supprimer Dieu et qui n’offre pas de réponses au sens profond de la vie. La corruption généralisée et l’affaiblissement d’un modèle autoritaire a produit un malaise, la nécessité de nouveaux paradigmes et de nouvelles réponses. La nouvelle abondance matérielle pour des millions de chinois, fruit de la croissance économique rapide et surprenante du pays n’a pas non plus fourni de réponse aux nécessités de l’esprit. Les conversions au catholicisme se multiplient dans de nombreux endroits du pays. Aujourd’hui, on vit en Chine une opportunité favorable pour l’évangélisation, un temps propice que nous ne voulons pas laisser passer.
• Prions avec le Pape, en demandant que l’Esprit illumine les deux sections de l’Eglise en Chine pour qu’elles imitent la magnanimité de Dieu et pour qu’elles parviennent au pardon et à l’acceptation mutuels, qui les aident à construire un avenir devant Dieu et au bénéfice du pays.
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